Archive for the ‘musique de fond d’autres thèmes’ Category

Majeur


18 Nov

Je me faisais la réflexion l’autre jour. Il existe un nom spécifique pour désigner chaque âge de la vie : l’enfance, l’adolescence, voire la jeunesse, la maturité (on dirait que je parle d’un fruit), la vieillesse. Mais cet âge central, l’âge adulte ? Il y a bien l’adultère, mais bon, paraît qu’on parle d’autre chose. Alors, quoi ? L’adultérisme ? L’adultération (pas mal, pour son petit côté allitération) ? Le plus adapté serait sans doute l’adultérance, mélange assez réussi d’adulte et d’errance qui correspond bien à la situation des adultes aujourd’hui, je trouve. D’ailleurs, je serais bien en peine de donner une définition satisfaisante qui rende compte de cette notion pouvant recouvrir tellement d’identités différentes…

Pourquoi je me faisais cette réflexion ? à cause de la couverture d’un livre qui traîne chez moi en attendant que je le lise.

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Outre la belle gueule de Pasolini, l’arrière-plan de plage et de mer italiennes, le beau noir et blanc, il y a le titre…

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Adulte ? Jamais. J’aime beaucoup cette déclaration d’intention de Pasolini, écrivain, poète, journaliste et par ailleurs grand cinéaste. Auquel un autre cinéaste italien Nanni Moretti a rendu un magnifique hommage dans son film Caro Diario, « Journal intime ». Il y longe en scooter, au son du splendide « Köln Concert » de Keith Jarrett,  la plage d’Ostie sur laquelle Pasolini a été assassiné une nuit de novembre 1975.

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Ne serait-ce que pour la musique…

… Et pour le questionnement : alors, adulte ?

(photos de l’auteur)

François


26 Oct

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Je suis tombée amoureuse de François Truffaut peu de temps avant sa mort. J’étais (très) jeune, c’était en 1983. J’ai un souvenir très précis de ma sortie de la salle de cinéma (« L’Eden ») où je venais de voir « Vivement dimanche ! », ce polar pas très sérieux (« Barbara, vous me mettez dans l’embarras »!) en noir et blanc, me retrouvant sur le trottoir ensoleillé (vérification faite, le film est effectivement sorti en août de cette année 1983), éblouie par la lumière d’été et surtout par le rythme et le charme du film. C’est dans ce même cinéma que j’avais vu trois ans auparavant « Le dernier Métro » (je me souviens très bien, là encore, de cette première vision et notamment de la « fausse fin » – la pièce de théâtre s’insérant parfaitement dans l’intrigue – qui m’avait ravie). Je ne savais pas, et le réalisateur non plus, que « Vivement dimanche » serait son dernier film.

On en trouve peu d’extraits sur le web (celui-là, en français, est sous-titré en espagnol… et Fanny est si délicieuse).

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Alors je ne pouvais pas ne pas aller à…

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… qui rend ces jours-ci hommage à Truffaut dans une belle expo. J’y suis même allée précisément trente ans et un jour après sa mort (dont je me souviens, bien sûr)…

On y trouve une reconstitution du bureau dans lequel il concocta la plupart de ses vingt et un longs-métrages…

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Des photos, des lettres (certaines comme des clins d’oeil)…

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… des objets, comme ceux-ci…

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… qui appartiennent à Antoine Doinel dans…

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… des extraits de films – ou de casting, comme les essais – irrésistibles – de Jean-Pierre Léaud pour « Les 400 coups »…

http://www.dailymotion.com/video/x3z4ka

… Certains souvenirs, tendres et légers ou plus teintés de gravité, voire de drame… La scène finale de « La Femme d’à côté »…

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… et le résumé du début du scénario, de l’écriture reconnaissable de François…

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Au même titre que Springsteen (voir « Thunder Road ») ou Sanson (voir « Besoin de personne ») pour la bande-son, les films de Truffaut ont été des repères dans mon parcours, des clés de compréhension possibles et des moments émus, bouleversants ou heureux, de cinéma. Et pour revoir son visage, réentendre sa voix si caractéristique, et retomber sous son charme, cette interview du moment de la sortie de « Vivement dimanche ! » (on y revient), avec Christine Ockrent…

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Et un extrait du texte de « Jules et Jim » : … « La vie était vraiment des vacances. Jamais, Jules et Jim n’avaient manié d’aussi gros dominos. Le temps passait, le bonheur se raconte mal, il s’use aussi sans qu’on en perçoive l’usure… »

Bande-son : bien sûr, « Le tourbillon » de Jeanne dans le même « Jules et Jim ». Comment résister ?

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(photos de l’auteur, de l’exposition « François Truffaut » à la cinémathèque française.)

Aucun express


21 Oct

Être dans les bras de l’être aimé s’apparente parfois à se trouver…

 

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L’évasion sans bouger du centre de la forteresse.

Bande-son : Bashung (encore lui, voir le récent « A Ostende »), « Aucun express », qui figure sur « Fantaisie militaire », l’album de 1998 (qui contient aussi les éclats noirs de « La nuit je mens »).

Un genre de chanson parfaite.

http://www.dailymotion.com/video/x8ows2

« Aucun express ne n’emmènera vers la félicité/
Aucun tacot n’y accostera/
Aucun Concorde n’aura ton envergure/
Aucun navire n’y va/
Sinon toi.

Aucun trolley ne me tiendra si haut perché/
Aucun vapeur ne me fera fondre/
Des escalators au chariot ailé/
J’ai tout essayé
J’ai tout essayé…

J’ai longé ton corps/
Épousé ses méandres/
Je me suis emporté, transporté
Par-delà les abysses, par-dessus les vergers/
Délaissant les grands axes
J’ai pris la contre-allée/
Je me suis emporté, transporté.

Aucun landau ne me laissera bouche bée/
Aucun walhalla ne vaut le détour/
Aucun astronef ne s’y attarde/
Aucun navire n’y va,
Sinon toi.

J’ai longé ton corps/
Épousé ses méandres/
Je me suis emporté,transporté
Par-delà les abysses, par-dessus les vergers/
Délaissant les grands axes
J’ai pris la contre-allée/
Je me suis emporté, transporté… »
(photo de l’auteur)

A Paris la plage


21 Août

Ce qui est bien avec…

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… quand le ciel est grisounet, le vent frisquet et donc la fréquentation supportable…

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… c’est qu’on peut prendre son temps, contempler depuis les quais de la Seine d’ordinaire livré au seul trafic automobile rageur…

… les façades de l’île Saint-Louis…

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… celles de l’île de la Cité, derrière lesquelles pointent les tours et la flèche de Notre-Dame…

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… et l’enfilade des ponts, le long de la rive droite…

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Oui, je sais, les vues sont classiques. Mais l’harmonie est toujours surprenante…

On peut aussi s’arrêter à des détails qu’on ne verrait pas d’ordinaire.

Au pied du Pont-Neuf, le plus ancien pont de Paris comme son nom ne l’indique pas, une « échelle d’inondations » indiquant les crues les plus importantes…

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… une seule date est indiquée.

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… 1910, la grande crue, dite centennale, de la Seine. Peu meurtrière, mais très marquante, notamment du point de vue économique.

Évidemment, nous, à Tours-sur-Loire, ça nous fait sourire. On vit plus dangereusement. Les crues, on les a longtemps collectionnées, comme le montre « l’échelle » au pied du « pont de pierre » à Tours…

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(photos de l’auteur).

Bande son : Émilie Simon, « Paris j’ai pris perpète ».

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« Paris, quelle comédienne/ Paris quelle mise en scène de choix/… Paris, tu prends tes airs de diva avec moi/et moi je ne respire que toi.. »

Scrapbook/4


21 Juil

Mon scrapbook (voir « Scrapbook/1″, « /2″, « /3″)… Remarques, interrogations, raccourcis, collages, juxtapositions. Et parfois, une seule phrase, collée pleine page. J’en déduis que ce qu’elle exprime est important. Oui, car avec le recul – ce scrapbook a été créé, et terminé, il y a plus de deux ans -, je suis devenue l’interprète des messages que j’ai laissés, comme s’il s’agissait de ceux de quelqu’un d’autre. Qui sait d’ailleurs si ça n’est pas le cas. Nous sommes si peu stables dans les définitions que nous nous donnons de nous-mêmes…

Prise de position ferme (et justifiée, si je peux me permettre ce jugement bienveillant sur moi-même)…

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Déclaration d’intention un peu idéaliste…

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Volonté de traverser cette période de transition en acceptant d’être surprise…

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… mais en étant lucide sur ce que peut générer ce manque de repères…
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Les moyens de traverser ces zones d’incertitude ? Me persuader que…

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« Moins, c’est plus »…

Et qu’il faut…

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Bande-son : Les Valentins, « Les pieds dans la lune », chanson de 1993, avec ses boucles de guitare et ses paroles poétiquement étranges… Merci, Édith (Fambuena, guitariste et chanteuse). Parce que parfois, « sur la lune à pieds, de plumes en funambules, j’essaie de filer… »

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« Combien de pages ont vu s’échouer/Les gerbes d’orage en bris de mots…
Contents les vents se sont marrés des tours noyés/Dans une mare de cent regrets…

Combien de vagues j’ai ravalé/Quand dans la marge tu n’avais pied…
Violent courage que ce pas fait/Qu’on sait défait.
Mais qui cède s’aide cède à qui sait donner…

Sur la lune à pieds/De plumes en funambules, j’essaie de filer…
Les pieds dans la lune/Qui d’amour jamais ne s’est laissé tomber ? »

(photos de l’auteur)

Champ chromatique


03 Juin

Après le rouge d’automne…

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… et le rouge d’intérieur (d’hiver, sans doute)…

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…voici celui de printemps…

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Notre cher coquelicot, de la famille des pavots, qui tient son nom de la similitude entre sa couleur et celle de la crête du coq.  Qui symbolise aussi, souvent, le…

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Si vous avez des messages, vous pouvez les glisser dans une des boîtes. Le bonheur passe les relever une fois par jour.

(photos de l’auteur)

Bande-son : Claude François (oui, oui, la maison ne recule devant aucun sacrifice !), « Y a le printemps qui chante ».

http://www.dailymotion.com/video/xj3bq

« Dis, ça fait combien de temps que tu n’as pas vu un peuplier, une fleur des champs ?
Si tu as quelque chagrin, pour les oublier, il y a toujours une gare, un train.
Change de ciel, viens voir la terre, voir le soleil, et les rivières.

Viens à la maison, y a le printemps qui chante.
Viens à la maison, tous les oiseaux t’attendent.
Les pommiers sont en fleurs, ils berceront ton coeur,
Toi qui es toute en pleurs, ne reste pas dans la ville… »

Centenaire


21 Mai

J’ai passé deux jours dans le département de l’Aisne, à l’angle nord-est de la France, à l’autre bout de la Picardie par rapport à la baie de Somme (voir « L’autre baie » et « L’autre baie, deuxième »). C’est une terre d’Histoire, notamment celle, centenaire, de la guerre 14-18. On y trouve entre autres le Chemin des Dames, nom charmant qui contraste avec la série de batailles et d’offensives sanglantes qui s’y sont déroulées, notamment celle de 1917, causant des milliers de morts inutiles, et la ville de Craonne (que les Picards prononcent « Cranne » – mais, beaux joueurs, ils acceptent pour l’Histoire l’ajout d’une syllabe à ce nom) , restée célèbre aussi pour sa chanson, contestataire, antimilitariste même, qui a accompagné les mouvements de mutinerie des soldats de cette année 17, celle de l’explosion de la révolution russe, encore plus à l’est.

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Le refrain, désespéré, en est :

« Adieu la vie, adieu l’amour/Adieu toutes les femmes
C’est bien fini, c’est pour toujours/de cette guerre infâme
C’est à Craonne, sur le plateau/qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés/
Nous sommes les sacrifiés »

Le dernier couplet, et la reprise de l’air du refrain, le final, est effectivement un appel clair à la révolte, à la mutinerie – qui a dit « à la justice » ? Et qui a ajouté qu’en ces temps de guerre économique, les choses n’ont changé que d’apparence – et d’échelle ?

« C’est malheureux d’voir sur les grands boulevards/tous ces gros qui font la foire
Si pour eux la vie est rose/Pour nous c’est pas la même chose
Au lieu d’se cacher, tous ces embusqués/f’raient mieux d’monter aux tranchées
Pour défendre leur bien, car nous n’avons rien/Nous autres les pauv’ purotins
Tous les camarades sont enterrés là
Pour défendr’ les biens de ces messieurs-là.

Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront/Car c’est pour eux qu’on crève
Mais c’est fini, car les trouffions/vont tous se mettre en grève
Ce s’ra votre tour, messieurs les gros/de monter sur le plateau
Car si vous voulez faire la guerre,
Payez-la de votre peau »

Mais cette terre de souffrances est aussi une terre d’utopie. Pour en avoir une idée, il faut monter un peu plus au nord, jusqu’à la petite ville de Guise (que les Picards prononcent Guïse, en séparant le « u » du « i »). Car à Guise, on peut visiter le Familistère. Le quoi ?

Le Familistère.

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Pour l’instant, c’est un terme qui mélange les mots de « famille » et de « mystère », non ? Laissons-le planer, le mystère, jusqu’au prochain post…

(photo de l’auteur)

L’épée de lumière


13 Mai

Quand j’ai sorti mon fidèle Bic Cristal de mon sac, voilà ce que j’ai déposé sur la table :

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Un (modeste) crayon brisé en son centre.

Vous savez à quoi cette vision m’a fait penser ?

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Ceux qui ont lu l’œuvre maîtresse et magistrale de Tolkien (comme moi il y a longtemps) ou ceux qui ont vu au cinéma la très belle trilogie de Peter Jackson tirée du « Seigneur des Anneaux » (comme moi plus récemment) ont saisi l’allusion : avant même le début des événements rapportés par le récit, dans des temps très anciens et très légendaires (ah bon ?), l’épée du roi Elendil, qui s’appelle Narsil (oui, car dans ces contrées, les épées ont des noms), se brise en plusieurs morceaux lorsque Sauron (le super méchant, pour ceux qui ne connaissent pas – pire que ça, le mal incarné, le « Seigneur des Ténèbres ») tue le roi lors de la bataille de Barad-dûr. Son fils aîné utilise le moignon de l’épée pour couper l’un des doigts de Sauron, celui qui porte l’Anneau Unique (le « Préccccieux »), dont il sera question tout au long de l’épopée puisqu’il s’agira de le détruire, lui et sa force maléfique (« Un Anneau pour les gouverner tous. Un Anneau pour les trouver. Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier. » – autant vous dire qu’on n’en mène pas large). Les restes de l’épée Narsil sont amenés dans un des royaumes elfes, Fondcombe, où elle sera plus tard reforgée sous le nom d’Andùril (et servira bien sûr du côté des bons contre les méchants).

Le crayon. L’épée. Et une chanson m’est revenue en tête. Manset, 1982, dans l’excellent 33 tours « Comme un guerrier ». La dernière chanson de l’album s’appelle « L’épée de lumière ». Si on passe sur la musique (assez datée, mais assez rock, surtout pour du Manset) et le début des paroles, on arrive au refrain :

« … Et je porte avec moi/Sur le côté droit/Le crayon
L’épée de lumière/Est pointée devant moi
Le canon
Et je porte avec moi/Le crayon/L’épée de lumière/Le canon
Qui sert aux hommes…
Qui sert aux hommes… »

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Le crayon, l’épée de lumière, le canon. Bel hommage à l’objet mais surtout à son pouvoir. Capable de contrer celui, maléfique, de l’Anneau, qui peut prendre, on le sait (et c’est sa force), de multiples formes.

Tout ça à cause d’un Bic Cristal.

(photo de l’auteur. épée Narsil)

Episode dépressif majeur ?


16 Avr

Dans la charmante mairie annexe du quartier sainte Radegonde (mais oui, ça existe) à Tours, par un après-midi radieux…

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… j’ai croisé Marianne.

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Comment dire ? Pas en forme, hein. Toujours jolie, c’est pas ça. Mais pâlotte, le regard un peu vide, comme absente à elle-même. Et même, si on est un peu attentif, franchement triste.

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Comme si elle ne portait plus ses attributs que péniblement, comme des chaînes trop lourdes, alors qu’ils représentaient sa fierté.

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Je surinterprète ? Peut-être. Mais pas si sûre.

Pourtant, comme chantait avec entrain Michel Delpech dans cette chanson de 1973, « Dieu, mais que Marianne était jolie » (vidéo d’époque croquignolette avec un Delpech coiffé comme Mireille Matthieu et chaussé comme Dalida). Elle doit avoir oublié, et oublié aussi notre regard, et notre affection.

http://www.dailymotion.com/video/x285jw

« Elle est née dans le Paris 1790/Comme une rose épanouie/Au jardin des fleurs de lys.
Marianne a cinq enfants/qu’elle élève de son mieux
Marianne a maintenant/quelques rides au coin des yeux.

Dieu ! Mais que Marianne était jolie/quand elle marchait dans les rues de Paris/en chantant à pleine voix : « Ça ira ça ira… » toute la vie.
Dieu ! Mais que Marianne était jolie/quand elle embrasait le coeur de Paris/en criant dessus les toits : « Ça ira ! ça ira ! » toute la vie. »

Oui, cet enthousiasme, cette jeunesse, ce vent de liberté, ces valeurs universelles balancées avec insolence à la face du vieux monde. Eh, Marianne, un Prozac ?

(photos de l’auteur)

Eolienne


11 Avr

Photo d’une éolienne (en est-ce une ?) qui, d’année en année, surplombe tous les jardins du festival (des jardins, justement) de Chaumont-sur-Loire.

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Silhouette gracile se découpant dans le ciel, parfois à contre-jour, parfois en plein soleil.

… Et très beau clip, tonique, plein d’énergie et de grâce, pour ceux qui aiment la danse, d’une très belle chanson de Gaétan Roussel. Dieu seul sait qu’il m’énervait quand il braillait avec Louise Attaque « Je t’emmène au vent », mais là, force est de constater qu’il a tapé dans le mille, après « Help Myself (nous ne faisons que passer) » en 2010 (« Time to get away/got to help myself, soon/sans prendre le temps de s’arrêter/ dernier cri, premier arrivé/aurons-nous de l’eau cet été ?/tout le monde cherche à s’échapper…), petit rappel en vidéo :

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qui déjà mettait la barre haut (« Nous ne faisons que passer/dans l’ombre et la lumière/nous ne faisons que traverser/des océans, des déserts »), avec « Eolienne », sorti l’année dernière.

« Laissons les bises, alizées aux voiliers/
Aux petits drapeaux de plage/colorés/
Mistral chasseur de nuages laissons-les/
Souffler dans le ciel bleuté/De l’été/
Laissons les brises caresser les mollets/
De peur que les jolies gambettes /De fer forgée/
Des filles ou des girouettes/Haut perchés/
Laissons les courants d’air frais/
Circuler/

Laissons tout le vent enfermé/
Au fond de nos postes de télé/
S’évader…
Toute l’énergie éolienne/
Que nos existences contiennent/
S’envoler… »

Beau programme.

(photo de l’auteur)

Neelhe.fr

Exercices d'attention. Deux posts par semaine (si les dieux sont favorables).