Archive for the ‘musique de fond d’autres thèmes’ Category

Coquelicots


08 Avr

Jusque-là, le printemps était une sorte de souvenir émerveillé, dont on n’avait pas profité l’année dernière, et auquel on rêvait en contemplant par exemple ces coquelicots, vus en novembre au muséum d’histoire naturelle de Paris, dans le cadre de l’expo de photos de Sarah Moon.

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Et puis, le printemps a soudain explosé, tout est en fleurs dans les jardins, les forêts, sur les bords de Loire, sur les coteaux… les jaunes pommiers du Japon, les roses cerisiers, les blancs pommiers, et les fleurs multicolores…

… L’éclat des coquelicots rouges, photographiés lors d’un printemps antérieur (2011) et au mois de juin (ne cherchez donc pas les coquelicots tout de suite)…

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… le long des chemins, et dans la lumière…

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Remontant à rebours le blog, à la suite des feuilles d’automne de « Rouge » et des pétales du bouquet de tulipes d’ « Intérieur rouge », je suis bien obligée de constater que pour moi (est-ce une réminiscence japonaise d’érables ?), fleurs ou feuilles + rouge = splendeur chatoyante – d’où envie de post qui suit le ravissement pour en rendre compte.

Dont acte.

(photos de l’auteur.)

Bande-son : pour contrer un peu cet enthousiasme , une chanson (elle aussi splendide, mais sur un mode plus tragique) où le rouge n’est pas synonyme de beauté mais de destruction. Peter Gabriel, « Red rain », issu de son album de 1986, « So ».

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Red rain is coming down /Red rain
Red rain is pouring down /Pouring down all over me
« La pluie rouge tombe/La pluie rouge
La pluie rouge tombe comme un torrent/Elle tombe comme un torrent sur moi »

I am standing up at the water’s edge in my dream
I cannot make a single sound as you scream
It can’t be that cold, the ground is still warm to touch (Hay ay ay we touch)
This place is so quiet sensing that storm
« Dans mon rêve, je me lève au bord de l’eau/
Je ne peux pas émettre un seul son alors que toi, tu cries/
Il ne peut pas faire aussi froid, le sol est toujours chaud au toucher/
Cet endroit est si calme, on pressent cette tempête/

Well I’ve seen them buried in a sheltered place in this town
They tell you that this rain can sting, and look down
There is no blood around
See no sign of pain
Hay ay ay no pain
Seeing no red at all, see no rain
Je les ai vus se terrer dans un abri souterrain en ville/
Ils te disent que cette pluie peut blesser, et baissent les yeux/
Il n’y a pas de sang/
Aucun signe de douleur/
Pas de douleur/
Je ne vois pas de rouge du tout, je ne vois pas de pluie

(…)

And I can’t watch anymore
No more denial
It’s so hard to lay down in all of this
Et je ne peux plus rien voir/
Je ne peux plus nier l’évidence/
C’est si difficile de se débarrasser de tout cela
 »

Red rain coming down
Red rain is pouring down
Red rain is coming down all over me
I see it
La pluie rouge tombe/
La pluie rouge tombe comme un torrent/
La pluie rouge tombe comme un torrent sur moi/
Je la vois…

Red rain coming down
Red rain is pouring down
Red rain is coming down all over me
I’m bathing in
La pluie rouge tombe/
La pluie rouge tombe/
Le pluie rouge tombe et me recouvre/
Je me baigne dedans… »

« Au loin, les tours du Louvre… »


29 Mar

Un soir, à Paris, donc, vous sortez d’une expo aux arts déco (voir « Typorama »), vous avez un rendez-vous que vous êtres pressée d’honorer, vous marchez d’un pas décidé vers le métro « Palais-Royal » en longeant les bâtiments du Louvre, et vous vous arrêtez au feu rouge pour les piétons qui permet au flot de véhicules (beaucoup de scooters) de s’engouffrer dans le passage qui débouche, à votre droite, dans la grande cour du Louvre. Et là, vous vous dites : « ça fait longtemps que je ne l’ai pas vue la nuit, la cour, la pyramide, les façades, les lumières qui se reflètent dans les bassins. » Vous vous dites : « Je prends cinq minutes, j’y vais, ce serait dommage, je suis juste à côté. »

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Vous vous dites : « J’ai bien fait. » Puis : « Je vais avancer un peu. »

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Vous repartez, vous vous arrêtez, vous vous retournez, vous marchez d’un pas lent autour des lignes, des lumières, des symétries, au milieu des pierres, de l’eau, dans l’obscurité et le calme, le brouhaha lointain de la circulation et les voix des touristes étrangers et des marchands de tour Eiffel miniatures.

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Vous êtes emportée délicatement par la magie du lieu.

Finalement, vous êtes en retard à votre rendez-vous.

(photos de l’auteur)

Bande-son : Laurent Vouzy, « Le tableau », première chanson de son dernier bel album « Lys and love », médiéval, légendaire et amoureux. (Oui, je sais, c’est pas top branché, Laurent Voulzy. Tant pis. La chanson est réussie et le thème du passage d’un point du temps à un autre -le temps est-il linéaire ?- rarement traité en chansons).

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« Mon air et mes mots subtils disent/que mon coeur en deux mille dix/voudrait tant, je le sens/partir en quatorze cents…

C’est un salon gothique/vaste et mélancolique/où comme une âme en peine/je traîne…
Là-haut parmi les ombres/un tableau très sombre/me retient toujours/comme un amour…
La nuit, souvent, j’emprunte/du temps le labyrinthe/pour m’allonger dans le tableau…

Près d’une épée sortie/vous, dans l’herbe endormie/
Devant un paysage/votre visage/qui la nuit vient vers moi/
Provoquant l’émoi que je chante aujourd’hui/comme un ennui…
Alors le vent se lève/je sens bouger vos lèvres/
Et là-bas/les soldats ne nous voient pas/
Votre pourpoint qui s’ouvre/au loin, les tours du Louvre
Le ciel est tourmenté par vos beautés…

Et mon air et mes mots subtils/disent
Que mon coeur en deux mille dix
voudrait tant, je le sens,
Partir en quatorze cents… »

Scrapbook/3


18 Mar

Souvent…

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Dans ce cas, parfois, je me tourne silencieusement vers…

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… et on ne me voit plus pendant un temps. Je suis absorbée par…

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Et parfois, face au découragement qui menace, je me demande :

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Oui ?

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Et je finis par me rassurer, un peu :

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Bande- son : « Dream baby dream », chant de foi du dernier album de Bruce Springsteen, reprise du groupe Suicide. Entendu par moi pour la première fois lors du bouleversant concert de 2005 à Bercy, en final d’un concert acoustique époustouflant de Bruce en solo. Ici, la vidéo est un bel hommage à la ferveur qui règne lors de ses concerts. (Je le sais, j’y suis souvent.)

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(photos de l’auteur)

Intérieur rouge


04 Fév

En septembre dernier, souvenez-vous, j’étais à Chaumont pour le festival des jardins (voir « Over the Loire » et « La jetée »).  Avant la visite des jardins, nous avons visité le château dans lequel étaient exposées différentes œuvres d’art contemporain. Dans la première salle, j’avais d’ailleurs croisé ces tulipes (sans retenir le nom de l’artiste, je m’en excuse auprès de lui ou d’elle), assez monumentales.

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Cet après-midi, chez moi, le soleil inondait de lumière le bouquet plus modeste posé devant la fenêtre.

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J’ai pensé à ce tableau vu à Chaumont.

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J’ai tourné autour des fleurs.

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Ce que je préfère, c’est l’intérieur.

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Vous vous souvenez de « Rouge », mon post de décembre dernier sur les bords de Loire ? Aujourd’hui, il s’agit de rouge intérieur. Et après les derniers posts, noir et blanc ou gris pour la plupart, je suis contente de faire éclater à nouveau ce « rouge trompette », la couleur que Rimbaud associait au « i » dans ses « Voyelles » (« A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu ») :

« I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes… »

(photos de l’auteur)

Bande-son : Jean-Louis Murat (avec Camille sur la vidéo), « Polly Jean »

http://www.dailymotion.com/video/x12qmc

« Je voulais voir des corsaires/User des espadons
Me baigner nu dans la mer/Changer de religion

Enfin sauter du manège/Chavirer dans la nuit
Voir si je serais le même/Sur la mer en furie

J´avais rêvé de poursuivre/Sur des rochers luisants
Le galurin de PJ/Galure rouge sang

Profilée dans ses étoffes/Elle hâtait le pas
Elle embrasa/Comme fastoche
Toutes nos haies de lilas

La houle du désir/Emportait Saint-Malo
Nos cœurs évanouis/Gisaient au fond de l´eau

J´ai soulevé la mantille/Aspergé de citron
L´âme grise qu´on aspire

Je regarde et me fascine/La vague où je m´ébats
J´y vois rouler des mantilles/Que je ne connais pas

Voilà déjà que claque/Son tissu rouge sang
Elle en coiffe sa tête/Et me glace Le sang

J´avais rêvé de poursuivre/Sur des rochers luisants
Le galurin de PJ/Galure rouge sang

Même pris par la police/Police des sentiments
Je garde intact mon désir/Rouge sang Dedans

Sur les mâts de misaine/Les marins vous diront/
Que le galure de la reine/N´existe qu´en chansons

J´avais rêvé de poursuivre/Sur des rochers luisants
Le galurin de PJ/Galure rouge sang »

PS. Pour les amoureux des fleurs (j’en connais), qu’ils se rassurent : j’ai mis les fleurs à l’ombre aussitôt les photos prises.

Scrapbook/2


28 Jan

Parfois, j’ai envie de…

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Parce que, vraiment (même si je vais voter pour elle, what else ?)…
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… et que dans certaines situations un peu absurdes, je me demande…

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Hein ?

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Dans ces cas-là, je dis à mes amis…

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Ou si je suis vraiment déprimée, je mets mon casque et mes lunettes et je laisse un mot (que personne ne croit)…
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(photos de l’auteur, d’après des articles et des photos dont je n’ai pas noté les origines ou les crédits, sorry)

 

Bande-son : Talking Heads, Road to nowhere  (ne pas s’arrêter aux 37 premières secondes, très « chorale américaine », la suite est plus… tonique ? sinistre ? joyeuse ? cynique ? à vous de voir)

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« We’re on a road to nowhere/Come on inside… »
« Nous sommes en route vers nulle part/Rejoins-nous… »

Eblouissement


07 Jan

Pour commencer l’année, envie d’un mot qui contient de l’or, de l’encre, et du cor(ps). Je l’ai croisé sur un mur de Paris, comme tapé à la machine sur la pierre.

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Oui, une année de plus. Loin de la morosité et du cynisme ambiant, me rapprocher de la peau de la pierre pour que le mur me le murmure [encore.] une fois :

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Par moments, j’ai encore cet éblouissement. Je mesure ma chance. Être en vie.

 

Bande-son : Julien Doré, « Heaven » (‘il faut juste passer les 3 secondes du début)

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(Photos de l’auteur.)

Rouge


13 Déc

Bords de Loire, sous un ciel un peu nuageux, soleil qui tarde à percer, parmi les troncs d’arbres dépouillés, les forêts de branches dénudées, une ambiance noire, blanche et grise. Et…

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… une tache rouge, qui contraste avec l’eau sombre du fleuve, et ses reflets enchevêtrés…

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… une tache rouge, et jaune.

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Qui a dit que l’automne est une saison moche ?

Bande-son : Indochine, « Savoure le rouge » (1993), avec un clip de Caro, ambiance très « Delicatessen », et des paroles très… physiques…

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« Savoure-moi, savoure-toi/savoure le rouge/mon amour…

« …tu me griffes la peau sur le tableau/et un jour je te peindrai entière/
sur tout ton corps je te peindrai dans l’or/
l’ultra chair/mon huile et ma déesse/
retourne toi/retourne dans le rouge…

et conduis-moi  vers ton endroit mon bébé/
parle-moi, parle-moi de ton humidité/
décris-moi, décris-moi, sale et beau à la fois… »

(photos de l’auteur)

Au bout du téléphone, il y a votre voix…


03 Déc

Comme pour ma vieille machine à écrire Underwood (voir « Les chiffres et les lettres »), de temps à autre un objet retient mon regard et me souffle un petit air de nostalgie. L’autre jour, j’étais au centre culturel suisse à Paris, et dans un coin du hall,  j’ai vu ça :

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… C’était bien avant les mobiles, les smartphones ou les fablettes (contraction de téléphone et tablette, oui, ça existe, j’en connais). Les conversations ne commençaient pas toutes par « t’es où ? ». Les téléphones étaient forcément fixes et la personne qui appelait forcément stabilisée dans l’espace. C’était même avant l’euro. On comptait en francs. En francs français, oui Madame !

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Côté hygiène, ça ne devait pas être formidable, en période d’épidémie de grippe… Mais c’était plus convivial, on faisait la queue devant les cabines téléphoniques, on lisait le journal,  on sautillait sur place par temps froid, on râlait par temps de pluie, on se parlait  – parfois pour couvrir la conversation qui avait lieu dans la cabine ; et parfois on se taisait pour mieux l’entendre. Et puis, tout est relatif, c’était avant ça :

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Quant à la bande-son, elle s’impose d’elle-même (en plus du titre du post : Françoise Hardy, « Message personnel »  – et non, vous n’aurez pas « Le téléphone pleure ») :

Nicole Croisille, « Téléphone-moi »…

http://www.dailymotion.com/video/xgd7cx

… et surtout Blondie, « Call me »  (clin d’oeil au dernier Étienne Daho et à son « Étrangère »)…

http://www.dailymotion.com/video/xcst3f

Allô ?…

(photos de l’auteur. 3 au musée de la Poste, Paris)

Lunatique


11 Oct

Hier soir, vous avez dû remarquer, il s’est mis à cailler, ça sentait le vrai automne, celui qui fait qu’on est content d’être au chaud…  et de faire flamber son premier feu de cheminée. Et par la fenêtre, au-dessus des toits, la lune… croissante en ce moment, elle nous montrera son premier croissant ce soir puis elle sera gibbeuse – j’adore ce mot – jusqu’à la prochaine  pleine lune qui aura lieu vendredi prochain.

Pour fêter tous ces minuscules événements, l’arrivée du froid, la beauté de l’automne, la lune qui croît, la bûche qui craque dans l’âtre, un cliché en noir et blanc…

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… et un extrait de poème, qui me revient systématiquement quand je pense un peu longtemps à la lune (je vous rassure, ça ne m’arrive pas tous les jours, de penser « un peu longtemps » à la lune… c’est peut-être dommage d’ailleurs… ça vous est arrivé quand, à vous , la dernière fois ?), et pour cause :  c’est le premier poème que j’ai appris par coeur (pas en entier, il est long, en fait) quand j’étais au CP. Et ça, ça marque.

Musset, « Ballade à la lune ».

« C’était, dans la nuit brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.

Lune, quel esprit sombre
Promène au bout d’un fil,
Dans l’ombre,
Ta face et ton profil ? »

Autre référence immédiate – bande-son – Charles Trenet, of course, « Le soleil a rendez-vous avec la lune »…

http://www.dailymotion.com/video/x7p2dl

« Sur le toit de l’hôtel où je vis avec toi
Quand j’attends ta venue mon amie
Que la nuit fait chanter plus fort et mieux que moi
Tous les chats tous les chat tous les chats
Que dit-on sur les toits que répètent les voix
De ces chats de ces chats qui s’ennuient
Des chansons que je sais que je traduis pour toi
Les voici les voici les voilà…

Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n’est pas là et le soleil l’attend
Ici-bas souvent chacun pense à chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là
La lune est là, mais le soleil ne la voit pas
Pour la trouver il faut la nuit
Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n’est pas là et le soleil l’attend
Papa dit qu’il a vu ça lui… »

Imparable !

(photo de l’auteur)

 

L’autre baie, deuxième


01 Oct

En baie de Somme, le week-end, hors saison, on trouve…

… des ciels chargés de nuages et d’infini, allongés sur des étendues sableuses mêlées de traînées d’eau à marée basse…

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… des ciels lumineux aux couleurs changeantes quand ils se découvrent, et des sols de sable blond et sec, avec une végétation rase et courageuse…

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… des escargots petits et presque malicieux avec leurs grains de sable sur la coquille, comme s’ils revenaient de la plage, eux aussi (voir le post « la liberté de l’escargot »)…

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… et, comme il y a beaucoup d’oiseaux dans la baie, des plumes, accrochées à des tiges comme si elles en étaient les feuilles ou les fruits naturels, se balançant au gré des rafales du vent…

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… des bouquets d’oyats sur les dunes, et de longues plantations de beaux piquets en bois pour que les dunes tiennent à leur place…

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… en revenant en ville, une enfilade de cabanes de plage bleues et blanches sur la jetée…

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… et en rentrant dans la belle maison qui porte le doux nom de  « Madeleine » (si vous cliquez sur le lien, vous verrez ses belles chambres d’hôtes sur le site…

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… qui vous expliquera même pourquoi la maison voisine s’appelle Suzanne – une histoire de famille, bien sûr)…

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… une phrase écrite sur le mur d’entrée…

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… vous allez penser que je me fais une crise U2, après « Walk On », mais ce n’était pas prémédité.. du coup, la bande-son s’impose d’elle-même : U2, « Beautiful day »…

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« C’est une journée magnifique, ne la laisse pas filer… »

(photos de l’auteur)

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