Archive for the ‘Entracte(s)’ Category

Eblouissement


09 Août

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Le plafond d’une chambre silencieuse au sortir d’une sieste bienfaisante, un après-midi de grand soleil, lors de vacances dans le Sud…

La courbe projetée de l’ombre d’une montagne familière vue à travers des paupières à peine ouvertes, les yeux un peu aveuglés…

Le bleu délavé d’un vieux tee-shirt tie and dye, passé à la Javel…

De très près, le flanc de la personne aimée qui fait face à la fenêtre un matin au réveil…

La dernière vision d’une personne qui meurt…

Un rêve vaporeux…

(photo de l’auteur)

 

Injonction


04 Juil

Parfois, une pensée s’impose, comme une injonction qui traverse les circonstances, et vous semble la seule chose adaptée à réaliser.

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Évidemment, dans l’absolu, c’est complètement crétin.

Mais tout dépend du contexte.

(photo de l’auteur à la Fondation du doute à Blois, œuvre de Ben)

 

Le mauvais oeil (lequel ?)


01 Juil

Cette photo, prise à la Maison de la Magie, à Blois (qui ne mérite par ailleurs guère le détour), me fait penser au film d’Hitchock « La maison du docteur Edwardes » (Spellbound) dans lequel le personnage interprété par Gregory Peck fait un long rêve psychanalytique (dont l’interprétation permettra d’établir la vérité, et son innocence), illustré à la demande du grand Alfred par Salvador Dali himself…

Le rêve dans le film…

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La salle du haut à la Maison de la Magie…

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Cerné par les yeux, les regards, les jugements… On se sent un rien coupable, non ? Comme dans un vieil Hitchcock. Pas très détendant, avouez…

(photo de l’auteur. Photo tirée de « La maison du docteur Edwardes »)

La fondation


27 Juin

Il y a eu un petit silence sur ce blog parce que j’étais dans un…

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Mais avant d’y glisser, je suis allée à Blois visiter la…

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Vous pensez bien qu’avec un tel nom, je ne pouvais pas ne pas y aller… Dans la cour, on trouve même le camion du…

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Le centre mondial du questionnement est forcément mobile puisque le questionnement voyage, comme le doute…

Et la fondation du doute, elle-même, alors, qu’est-ce que c’est que ce machin ?

C’est un bâtiment d’abord. On est vite dans le bain. D’un côté…

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Et de l’autre…

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… une façade recouverte de panneaux sur lesquels figurent des sentences de Ben, vous savez, ces phrases courtes, drôles ou non (ça dépend du contexte), généralement écrites en blanc sur fond noir (mais ça n’est pas obligé), de sa graphie ronde…

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J’ai toujours bien aimé son travail, que beaucoup trouvent facile en pensant, entre autres…

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… objection constructive (!) que Ben a bien sûr retournée contre elle-même…

Donc, avant même de rentrer dans le bâtiment dans lequel sont exposées des oeuvres qui permettent de comprendre davantage son travail, sa réflexion, et ceux du mouvement auquel il appartient, Fluxus, j’ai profité de la façade, parfois ludique, parfois plus grave…

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J’y reviendrai…

D’ici-là…

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(photos de l’auteur. Site de la fondation du doute)

 

 

Ruines


14 Juin

 

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Les ruines d’un château dominant la plaine depuis un pic en pays cathare ?

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La voûte de la grande salle du château de Peyrpertuse ? La cheminée de celui de Quéribus ?

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Non. Ce sont les ruines du château qui dominait le beau village de Lavardin, dans le Loir-et-Cher. Wikipédia, notre ami, nous donne les éléments suivants : « Construit à partir du début du XIe siècle par les premiers seigneurs de Lavardin, le château devint la principale forteresse du comte de Vendôme à partir de la fin du XIIe siècle. Complètement remanié aux XIIe et XVe siècles, il fut enlevé aux Ligueurs en 1589, puis démantelé l’année suivante sur ordre d’Henri IV, duc de Vendôme et roi de France. »

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Quand elles ne sont évidemment pas chargées de trop de souffrances et de violences, j’aime les ruines, leur poésie et ce qu’elles génèrent de rêverie et d’imaginaire. Comme les rides sur les visages ou les trous dans les coquillages (voir « Coquilles »), elles sont une trace du temps. Il suffit parfois de s’arrêter, de vagabonder entre les éboulis de pierres, pour percevoir son souffle…

 

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… et sa beauté. Et se réconcilier (même brièvement. Mais le temps est-il important pour le temps ?) avec lui.

(photos de l’auteur)

Champ chromatique


03 Juin

Après le rouge d’automne…

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… et le rouge d’intérieur (d’hiver, sans doute)…

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…voici celui de printemps…

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Notre cher coquelicot, de la famille des pavots, qui tient son nom de la similitude entre sa couleur et celle de la crête du coq.  Qui symbolise aussi, souvent, le…

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Si vous avez des messages, vous pouvez les glisser dans une des boîtes. Le bonheur passe les relever une fois par jour.

(photos de l’auteur)

Bande-son : Claude François (oui, oui, la maison ne recule devant aucun sacrifice !), « Y a le printemps qui chante ».

http://www.dailymotion.com/video/xj3bq

« Dis, ça fait combien de temps que tu n’as pas vu un peuplier, une fleur des champs ?
Si tu as quelque chagrin, pour les oublier, il y a toujours une gare, un train.
Change de ciel, viens voir la terre, voir le soleil, et les rivières.

Viens à la maison, y a le printemps qui chante.
Viens à la maison, tous les oiseaux t’attendent.
Les pommiers sont en fleurs, ils berceront ton coeur,
Toi qui es toute en pleurs, ne reste pas dans la ville… »

Familistère


22 Mai

Le familistère de Guise dans l’Aisne (voir « Centenaire ») est un haut lieu de l’histoire économique et sociale du XIXe et XXe siècles, nous dit notre ami Wikipédia.

A première vue, c’est un ensemble de bâtiments en brique rouge (on est en Picardie, pas très loin de la Belgique, et du Nord), dont l’essentiel s’articule autour d’une grande place au milieu de laquelle trône une statue : celle du fondateur. Jean-Baptiste André Godin.

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Godin est le fondateur de la société des poêles en fonte qui porte son nom : les fameux poêles Godin, dont voici un des (très) nombreux modèles.

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Sa tête ? (pas rigolard sur ce cliché, je vous l’accorde…)

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Ses idées, à la base de la fondation du familistère ?

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Vous commencez à voir ?

Né en 1817, Godin apprend très jeune le travail des métaux (son père est serrurier), et fait pendant deux ans, en compagnie d’un de ses cousins, le Tour de France des compagnons. Il découvre à cette occasion la misère de la vie des ouvriers. Revenu dans sa ville natale, il  dépose en 1840 un brevet pour la fabrication de poêles en fonte et fonde une petite manufacture. Il découvre en parallèle les écrits de Charles Fourier, le philosophe français inventeur du concept de phalanstère. En 1946, il installe à Guise sa manufacture d’appareils domestiques. En 1887, l’usine emploie 1 526 employés.

Je copie ici le paragraphe de Wikipédia qui concerne la présentation de l’idée du familistère : « Sensible à l’idée de la redistribution des richesses industrielles aux ouvriers, il souhaite créer une alternative à la société industrielle en plein développement à son époque, et offrir aux ouvriers le confort dont seuls les bourgeois pouvaient alors bénéficier.

À partir de 1859, il entreprend de créer un univers autour de son usine de Guise, le familistère, dont le mode de fonctionnement peut être considéré comme précurseur des coopératives de production d’aujourd’hui. Il favorise le logement en construisant le Palais social (logements modernes pour l’époque), des lavoirs et des magasins d’approvisionnements, l’éducation en construisant une école obligatoire et gratuite, les loisirs et l’instruction avec la construction d’un théâtre, d’une piscine et d’une bibliothèque. Tous les acteurs de l’entreprise avaient accès aux mêmes avantages quelle que soit leur situation dans l’entreprise. La construction du Familistère de Guise s’étend de 1859 à 1884. Au cours de cette période, l’activité de la manufacture se développe considérablement pour employer jusqu’à 1 500 personnes. »

Reprenons :

Le familistère comprend plusieurs ensembles de bâtiments : le Palais social, formé d’un pavillon central encadré par deux ailes de taille un peu plus modeste, destiné à l’habitation (plus le pavillon Cambrai, situé à l’écart du Palais social en face de son aile droite, lui aussi destiné à l’habitation. C’est le bâtiment le plus tardif, construit en 1883).

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… le bâtiment des économats (où les habitants pouvaient s’approvisionner en produits frais à prix avantageux car négociés), en face de l’aile gauche du Palais social.

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… le bâtiment des écoles et du théâtre, en face du pavillon central du Palais social.

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… la buanderie, les bains et la piscine, situé sur l’autre rive de l’Oise, du côté de l’usine.

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Godin a une idée que je trouve très pionnière : il pense qu’on doit améliorer les conditions de vie des familles ouvrières, en leur apportant les « équivalents de la richesse ».

« Cette expression désigne l’ensemble des conditions de confort, de salubrité, d’enrichissement culturel que la bourgeoisie s’offre par l’argent et que les « Familistériens » pourront s’offrir désormais par la coopération. Hygiéniste convaincu, Godin inclut dans ces « équivalents de la richesse » tout ce qui garantit la salubrité du logement. La luminosité des appartements, la circulation de l’air, l’accès à l’eau potable à chaque étage sont des éléments fondamentaux que garantit l’architecture particulière des bâtiments. » Ici, la cour intérieure (et couverte par une magnifique et gigantesque verrière) du bâtiment central du Palais social :

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Vue d’une des coursives :

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Il faudrait détailler l’intelligence et le soin avec lequel ces bâtiments ont été pensés, conçus et construits. Ici, l’intérieur d’un logement (tous modulables en fonction du type de famille qui l’occupait) :

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Vous voulez des chiffres ? (merci encore, Wikipédia) 30 000 m2 de surfaces sont offerts par l’ensemble des trois pavillons. 1 kilomètre de coursives parcourt les trois pavillons du Palais.1 748 personnes habitent au Familistère en 1889. 495 appartements sont aménagés dans l’ensemble des cinq pavillons du Familistère avant 1918.

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« Le soin du corps est également assuré par la création d’une buanderie, située près du cours d’eau, dans lequel on lave et sèche le linge (évitant ainsi les odeurs d’humidité dans les logements), et comportant également des douches et une piscine (au plancher mobile, pour permettre aux enfants d’y nager en toute sécurité) dont l’eau, provenant de l’usine toute proche où elle a servi à refroidir les tuyaux, arrive à parfaite température. » La piscine :

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On trouve aussi un gymnaste, un club d’archers, un jardin d’agrément (qui a été réaménagé), un potager…

Au Familistère, l’école est obligatoire jusqu’à 14 ans (la loi de cette époque autorise le travail des enfants à partir de 10 ans) : elle est laïque, et fait remarquable pour l’époque, mixte (l’école est toujours en activité dans les mêmes locaux).

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Il existe une nourricière et une pouponnière, sorte de crèche avant l’heure.

On y trouve bien sûr une bibliothèque et (oui, messieurs-dames) un théâtre…

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… une fanfare, et un kiosque à musique….

Les salaires étaient de 30 % plus élevés que dans les autres fabriques du même secteur à la même époque. Il existait aussi un système de protection sociale basés sur des caisses de secours protégeant contre la maladie, les accidents du travail et assurant une retraite aux plus de 60 ans.

Vous voulez des visages, maintenant, pour donner aux chiffres plus de réalités ? En voici quelques-uns.

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Une « utopie réalisée » ? Sans aller jusqu’à l’enthousiasme béat, force est de constater que Godin avait des idées, certaines très en avance sur son temps (notamment l’égalité, non seulement entre classes sociales mais entre hommes et femmes) et la volonté de les appliquer. Toute création est critiquable, et la sienne le fut, autant par les tenants du socialisme scientifique ou ceux du socialisme révolutionnaire que par la droite conservatrice et libérale.

N’empêche. « Après la mort de Godin en 1888, l’Association continue de fonctionner. Prospère notamment grâce au renom de la marque « Godin », l’entreprise se maintient parmi les premières du marché jusqu’aux années 1960.  » Malgré les difficultés liées au manque d’initiative et d’esprit d’innovation des successeurs, ce n’est qu’en 1968 que l’entreprise, mal en point financièrement, se transforme en société anonyme. La marque Godin appartient aujourd’hui aux cheminées Philippe.

Les logements quant à eux ont été vendus en 1968. Quelques anciens Familistériens y vivent toujours. Classés « Monuments historiques » en 1990, les bâtiments font depuis 2000 l’objet d’une restauration d’ampleur. Ils se visitent en partie aujourd’hui. Bel héritage.

Et une sacrée leçon d’histoire, dont on ferait bien de s’inspirer davantage. Non ?

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(photos de l’auteur. Sources et citations : la visite sur place, merci à notre guide. Wikipédia, articles sur Godin et le Familistère)

PS. Godin, ce n’était pas que le fameux poêle. C’était aussi des cuisinières… qu’on devine très solides…
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… des chaufferettes…
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… tous sortes d’objets en fonte servant à la diffusion de la chaleur…

(chat) pas sport


09 Mai

J’avais besoin d’un nouveau passeport.

J’ai essayé d’être méthodique.

Je suis allé(e) au photomaton où j’ai suivi les instructions pour photos officielles : de face, regard vers l’objectif, sans lunettes, barrette, foulard, mèche barrant le front. Sans sourire. Bref, une photo de repris de justesse. J’ai gardé mes moustaches, on a sa dignité.

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Ensuite, j’ai demandé le formulaire. Là, j’avais ma botte secrète. Quand j’affronte l’administration, j’ai toujours cet excellent livre à portée de patte, au cas où la moutarde me monterait aux vibrisses.

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Puis, j’ai rempli le formulaire. Ça prend un peu de temps, mais je suis patient.

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Enfin, je suis allé(e) déposer le dossier. On a pris mes empreintes, parce que maintenant les passeports sont biométriques, figurez-vous. Je me suis laissé faire avec bonhomie (j’aime bien pratiquer la bonhomie, ça me rapproche des humains).

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Après quelques semaines d’attente…

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Mes projets de voyage ?

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… ou…

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La contemplation avant tout…

(photos 1, 4 et 5 de l’auteur. Photo 3 et dernier dessin issu de « Toi, mon chat » de Kwon Yoonjoo, éditions Zulma. Avant-dernière illustration de Sempé, photo prise dans l’exposition sur son œuvre au dernier salon du livre en mars, porte de Versailles à Paris. Photo de couverture de « Yoga pour chats » de C. et C. Gaudin, éditions le Relié)

Apeloig noir et blanc


06 Mai

Je sais, je vous ai déjà parlé de l’expo de Philippe Apeloig au musée des arts déco de Paris (voir « Typorama ») en mars dernier. Et en plus, l’expo est close, les œuvres ne sont donc plus visibles. Mais j’ai eu envie de vous faire à nouveau partager quelques-unes de ses créations, en noir et blanc.

Quelques dessins, notamment le chandelier à sept branches (la menorah) issu de la tradition juive…

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… quelques mises en perspective et travaux de la formidable affiche sur l’expo de Chicago au musée d’Orsay…

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… un chat halluciné (mais ne le sont-ils pas tous) en couverture d’un livre de Jarry…
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… une enveloppe comme on aimerait en recevoir dans sa boîte à lettres…

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… une conjonction de coordination…

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… et une lettre qui peut être aspirée ou muette…

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Et enfin, un mot qui exprime tout cela :

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Moi, tant d’harmonie, ça m’apaise.

(photos de l’auteur à l’exposition « Typorama » du musée des arts décoratifs de Paris, oeuvres de Philippe Apeloig : son site ici)

Collection d’oiseaux printemps-été


04 Mai

A partir de début avril, on me voit souvent la tête en l’air (ça arrive aussi à d’autres moments de l’année) et l’oreille aux aguets. Et pour cause. Je guette l’arrivée des martinets. Mais non, pas le petit fouet à plusieurs lanières qu’on trouve encore en droguerie (ou dans d’autres magasins spécialisés, je pense) qui lui, n’est pas un oiseau migrateur (ah bon ?).

verybig-50-1Non, le martinet, l’oiseau noir (sauf sa gorge, blanche) qui se reconnait facilement à la forme de ses ailes, en faucille, à son vol différent de celui des hirondelles avec lesquelles on le confond (et qui arrivent chez nous plus tôt, à partir de début mars), à son corps plus grand…

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… à ses vols en groupe à pleine vitesse (jusqu’à 150 km/heure ! on appelle ça des « poursuites stridentes », nous apprend notre ami Wikipédia), dans le ciel des soirs d’été (les autres moments de la journée aussi, mais le soir -ou le matin- c’est plus calme, on entend mieux)…

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… et à ses cris, reconnaissables, émouvants, adorables et donc un peu « stridents » et signifiant le printemps, les beaux jours, les soirées à dîner dehors, le soleil, la douceur de vivre… (et là, paf, je vous colle une vidéo très courte  – 21 secondes – qui n’est en fait qu’une série de 3 photos. Mais on entend le cri des martinets, c’est même fait exprès)…

Image de prévisualisation YouTube

Donc, cette année, j’ai entendu et vu mes premiers martinets très haut dans le ciel au-dessus des bords de Loire le 12 avril, ce qui était tôt mais pas forcément étonnant, vu le beau printemps dont nous bénéficions.

Puis j’en ai vu en vitrine d’un beau magasin parisien de cerfs-volants (ce sont plutôt des hirondelles, mais je ne pouvais pas passer à côté)…

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Mais il n’a été évident qu’ils étaient vraiment arrivés, et en troupe, avec leurs cris fendant l’espace, que vers le 20 avril (belle date), comme toutes les autres années. C’est un repère, un plaisir, une joie de les entendre la première fois, et les fois suivantes, de suivre leur vol super rapide au-dessus des toits, parfois même, quand ils frôlent la maison, à Tours, qui est aussi la cité martinienne (de saint Martin – tout se tient), d’entendre qu’ils fendent l’air, à la manière d’une lanière de fouet (de martinet ?) en prenant leur virage au ras du toit, comme des fous. Leur vol, et leurs cris, sont comme un émerveillement d’enfant, renouvelé jusqu’à leur départ vers des terres plus hospitalières pour l’hiver, début août…

Et je les entends pendant que j’écris.

(soupir d’aise.)

(photos : martinet-fouet ; martinet ; martinets en groupe; magasin de cerfs-volants : photo de l’auteur)

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