Archive for the ‘Paris, Paris’ Category

Reflets


14 Jan

Sur le boulevard Beaumarchais, qui est le boulevard de la photographie à Paris, avec ses nombreux magasins spécialisés, on croise entre autres la devanture verte d’Euro-photo…

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… qui ne paie pas de mine. De fait, la vitrine est encombrée et un peu poussiéreuse. Mais pour qui aime les appareils photos…

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… cette vitrine est simplement délicieuse, avec ses marques prestigieuses…

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… ses objectifs grand angle ou macro…

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Comme la logique qui préside à l’ordre interne de la vitrine n’est pas évidente, il faut laisser son regard errer tranquillement…

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… pour voir dans l’objectif d’un vieux Canon se refléter le boulevard, les immeubles parisiens et les branches dénudées des arbres de janvier.

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Un reflet comme un cadeau.

(photos de l’auteur.)

Eblouissement


07 Jan

Pour commencer l’année, envie d’un mot qui contient de l’or, de l’encre, et du cor(ps). Je l’ai croisé sur un mur de Paris, comme tapé à la machine sur la pierre.

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Oui, une année de plus. Loin de la morosité et du cynisme ambiant, me rapprocher de la peau de la pierre pour que le mur me le murmure [encore.] une fois :

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Par moments, j’ai encore cet éblouissement. Je mesure ma chance. Être en vie.

 

Bande-son : Julien Doré, « Heaven » (‘il faut juste passer les 3 secondes du début)

Image de prévisualisation YouTube

 

(Photos de l’auteur.)

Début janvier


03 Jan

Puisque sur ce blog, on parle parfois de passage et de transition, évoquons Janus, le dieu romain de qui le mois de janvier tient son nom, le dieu des commencements et des fins, des choix, des clés et des portes, qui présidait à l’ouverture de l’année. Le dieu bifrons, à deux faces, qui regardait à la fois l’année passée qui s’éloignait, et l’année nouvelle qui commençait…

Que l’année deux mille quatorze soit pour vous – et moi  – le…

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… avec cette certitude confiante…

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Happi niou ieur !

(photos de l’auteur, Paris)

Papeterie


06 Déc

Dans la vitrine de la papeterie d’art…

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…. Calligrane, donc, rue du Pont-Louis-Philippe, Paris, France, mon œil a été attiré…

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… par des feuilles au matériau inhabituel… feuille de pommes…

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… de citron…

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… dentelles d’oignon…

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… tissage de courgette…

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… qui côtoient des objets de papeterie plus classiques…

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Sur son site, Calligrane indique simplement qu’il s’agit de « planches de fruits et de légumes séchés ». Tant d’attention, d’adresse, de méticulosité pour un résultat si délicat et si fin méritait bien un hommage au(x) créateur(s) – anonymes pour moi  – de ces collages ténus et graciles. Et par-delà, aux pommes, citrons, courgettes, oignons et autres fruits et légumes qu’on néglige bien souvent de regarder. La beauté de l’ordinaire, qui apparaît soudain.

(photos de l’auteur)

Vies antérieures


23 Nov

Dans une vie antérieure, étais-je…

… une éponge qui plonge ?

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… une conque, un nuage, un coquillage ?

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… un pharaon, un papillon ?

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… un kiwi joli (?) et sans souci ?

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… un chihuahua, un koala ?

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… ou un hippocampe en papier qui campe dans une vitrine illuminée ?

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… ou serai-je, dans une vie future,  tout cela mélangé, avec un petit bout de mon moi actuel ?

(photos de l’auteur, muséum d’histoire naturelle de Paris, sauf  6, vitrine de Paris)

 

Eté/automne


19 Nov

Début septembre, sous le soleil, depuis le quai Henri IV, une belle vue de Paris, Notre-Dame, le pont de Sully  et la pointe du l’île Saint-Louis au premier plan…

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Mi-novembre, depuis le même pont de Sully, les belles façades du côté sud de l’ile et Notre-Dame qui paraît presque plus loin, alors qu’elle est plus près, et le pont de la Tournelle…

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Le ciel et la Seine bleus ou gris… Les arbres verts ou jaunes et moins fournis… les saisons, leur éternel renouvellement. Paris, ses îles, deux millénaires en incluant Lutèce, et sa cathédrale, 850 ans. Et nous, comme des points de vue minuscules…

(c’est l’anniversaire de mon point de vue aujourd’hui. L’année dernière, c’était le Nara Day, journée d’anniversaire au Japon…)

(photos de l’auteur)

Jeu de mains


15 Nov

Dans une vitrine parisienne…

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Dans une autre…

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« Quel est le son d’une seule main qui applaudit ? »(koan zen)

(photos de l’auteur)

Loupiottes


12 Nov

Dans la nuit parisienne de novembre, une guirlande d’ampoules colorées au-dessus de la vitrine protégée de grilles d’un magasin, dans une rue calme, à l’écart de l’agitation.

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L’ampoule rouge tombe exactement sur le dessin de l’étoile, rouge elle aussi, qui surplombe la grille, et la porte.

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Capter le détail, insignifiant, et le rendre, à sa mesure, signifiant. Parce que chaque signe, si on est attentif, peut nous parler; ou au moins nous faire un clin d’œil. Et rendre l’instant plus beau.

(Photos de l’auteur.)

Lever la tête


29 Oct

Il y a quelques semaines, j’attendais depuis un moment le bus parisien n° 96, à l’arrêt Saint-Paul… comment dire ? c’est un endroit passant, un des grands axes est-ouest du centre de la capitale. Voitures, taxis, camionnettes, motos, mobylettes, scooters, vélos et derrière l’arrêt, sur le trottoir, passants pressés parlant fort dans leur iphone pour couvrir le brouhaha, groupes de touristes perdus discutant de leur géolocalisation, lycéens en grappes, sortie de classe, forcément bruyants. Agitation et vacarme. La vie, quoi (parisienne).  Je ne suis pas toujours très forte pour me sentir bien dans ce genre de circonstances. Heureusement, il faisait beau (et chaud, comme j’allais vite le comprendre en montant quelques minutes après dans le bus enfin arrivé, surchargé, et surchauffé)… Alors, j’ai levé la tête.

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Un bout de la façade et du dôme de l’église Saint-Paul. La cheminée d’un immeuble parisien masquant le soleil. La trace graphique d’un avion dans le bleu du ciel.

Parfois, penser à lever la tête, et le regard, changer de perspective.

(photo de l’auteur)

La caissette


04 Oct

Sur les quais du bassin de l’Arsenal, près de la Bastille et son génie, à Paris, j’ai croisé ce vélo et sa caisse sur le porte-bagages…

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Alors, d’abord, j’adore le vélo, et surtout ceux qui ont un look un peu vieillot et qui trimballent une caissette sur leur porte-bagages, elle-même destinée à trimballer toutes sortes du trucs incroyables comme des laitues, des poireaux, des citrouilles, des bouts de moteur d’avion, des bouquins, des branches de bois, de la ficelle, des pots de géranium blancs (je m’égare…), enfin des objets indispensables et parfois magiques, comme les vieilles boites, vides ou contenant elles-mêmes des objets plus petits tout aussi indispensables (des plumes pour écrire, des encriers, des billes, des boites encore plus petites, d’allumettes par exemple)…

Mais bon. Le message sur la caisse est quand même sérieux, bien qu’ancien : « Moulinex libère la femme ». Sous-entendu, si j’ai bien compris : des tâches ménagères. Je n’ose pas demander : et l’homme ? Il n’est pas libéré, l’homme, par Moulinex ? Ben non, il s’en fout, l’homme, il ne s’en occupait pas, de la lessive, du ménage, de la vaisselle, activités merveilleuses que dans sa grande mansuétude, il laissait à la femme. Mais c’était il y a longtemps, bien sûr…

Alors, oui, merci Moulinex, et merci aux ouvriers de Moulinex au chômage aujourd’hui, et aux autres grandes marques de l’industrie de l’électro-ménager (qui se sont fait leur beurre, mais après tout…), d’avoir libéré, peut-être pas la femme dans son intégralité et tous les blocages qu’elle rencontre, mais une grande partie de son temps, qu’elle a pu consacrer à faire autre chose.

C’était mon quart d’heure militant et féministe.

Tout ça à cause d’un vélo.

(photo de l’auteur)

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Exercices d'attention. Deux posts par semaine (si les dieux sont favorables).