Envie d’est

06 Juil

Sur mon bout du monde normand, il y a une librairie au beau nom du « Détour » (voir « Fragments de gran(ville)« , dans laquelle j’ai pu assouvir mon envie  – un peu à contrecourant, puisque je suis plein ouest et que c’est un désir d’est – de Japon :  j’y ai trouvé Les cygnes sauvages de Kenneth White, dans lequel il raconte son voyage à Hokkaido, la plus septentrionale des îles de l’archipel, de son écriture poétique, précise et imagée.

Alors, je fais un voeu, avant d’aller profiter du soleil enfin installé dans le bleu du ciel, au-dessus de la mer..

neelhe-japon-kamakura

… Retourner bientôt au Japon, et monter au nord jusqu’à l’ile d’Hokkaido.

(photo de l’auteur prise lors du Japanese trip en novembre à Kamakura.) – Spéciale dédicace à Catherine, pour le Japon, Hokkaido et Kenneth White….

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2 Responses

  1. En clin d’œil, le portrait que j’ai fait de Kenneth White après avoir passé une matinée chez lui, en 2007, pour le quotidien 20 Minutes :
    Passé le portail récalcitrant, au bout du chemin, il faut traverser un jardin soigné avant de pénétrer dans l’antre de Kenneth White : son « atelier atlantique». Dans les combles, à même le jonc de mer, une multitude de dossiers sagement alignés et autant de galets, comme si un coup de vent risquait de les faire s’envoler. Sur les murs, des cartes (météorologiques, topographiques…). Beaucoup de cartes. Au rez-de-chaussée, des livres (beaucoup de livres), des coquillages, des pierres. Autant d’éléments recueillis en voyage. « Mon travail s’articule autour d’une dialectique entre errance et résidence », explique le poète, essayiste et prosateur dans un français parfait. Installé en France depuis quarante
    ans, Kenneth White cherchait « un lieu physique dense et intense », à l’image de la côte écossaise où il
    passa son enfance. « Ça ne pouvait être que le nord de la Bretagne, sur cette ligne d’écriture du monde qu’est le littoral, point de rencontre entre l’humain et l’immensité. » Souriant et accessible, Kenneth White compare son oeuvre considérable, intrinsèquement écologiste, à une flèche dont les essais constitueraient la penne, les livres de voyage, la tige, et les poèmes, la pointe. Inventeur de la géopoétique (www.geopoetique.net), Kenneth White pratique le «nomadismeintellectuel », sujet de son livre L’Esprit nomade. Son analyse poussée de notre histoire culturelle l’a conduit à ce constat, moins pessimiste que «possibiliste». «Nous sommes arrivés au bout de l’autoroute, du “chemin
    du faire” de l’Occident. Nous sommes dans un creux rempli de riens. Lorsque l’on réfléchit à l’échelle mondiale, seule la planète constitue notre dénominateur commun,d’où le terme géo dans “géopoétique”, qui n’est rien d’autre qu’une tentative d’ouvrir un nouvel espace culturel fondé sur le rapport entre l’esprit humain et la Terre. » Sur le petit chemin qui mène à la mer, le vent siffle et malmène les ajoncs. Sous le ciel chargé d’inoffensifs cumulus, la mer moutonne.Les éléments, en grande discussion, semblent vouloir, lui donner raison.

  2. Marie dit :

    Merci à toi Hélène pour ce post et à toi Catherine pour ce magnifique portrait de Kenneth White. Poétique. Il donne envie de rencontrer l’homme dans son bout du monde! Ah que c’est beau l’écriture.

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