Le Migou

19 Juil

Je l’ai déjà mentionné dans « La Belgitude », j’aime Hergé, et j’aime Tintin. Et des 22 albums (ou 24, selon que l’on inclut le tout premier « Tintin au pays des Soviets » et le dernier, l’inachevé « Tintin et l’Alph-Art »), j’ai mon chouchou, mon préféré, celui que je chéris et qui me transporte à chaque lecture, qui m’émeut et me fait rire, et qui est aussi peut-être un de mes premiers contacts fictionnels avec l’Asie : « Tintin au Tibet ». La trame en est simple : Tintin, en vacances dans les Alpes, fait un rêve très marquant dans lequel il voit son ami chinois Tchang qui  l’appelle à l’aide au milieu de la neige; puis il apprend le lendemain que Tchang a été une des victimes d’une catastrophe aérienne dans l’Himalaya. Persuadé, contre toute évidence, qu’il a survécu au crash, qu’il est toujours vivant, et qu’il a besoin d’aide, il part à sa recherche, accompagné d’Haddock et de Milou bien sûr.

Cet album paru en janvier 1960 est, nous dit notre ami Wikipédia, « sans aucun doute l’album le plus personnel d’Hergé et aussi celui où Tintin est le plus humain. Il faut dire qu’à l’époque, Hergé venait de se séparer de son épouse et traversait une profonde crise de conscience. En particulier, tous les rêves qu’il faisait étaient en blanc. Cette période de questionnement a donc profondément marqué l’album…Par ailleurs, le travail de recherches documentaires pour cet album est encore plus marqué que d’habitude, donnant un aspect totalement réaliste à l’aventure qui apparaît comme filmée en décors naturels ».

Vous vous demandez pourquoi je vous parle de « Tintin au Tibet » ? A cause de cette photo, prise il y a un moment dans les rues d’Auch.

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C’est une librairie de BD, qui s’appelle « Le Migou », le nom tibétain du yéti (que l’on voit détaler sur l’enseigne), dont il est beaucoup question dans « Tintin au Tibet »…

Et alors ? Ben, j’essaie de vous faire passer un message… non, je ne pars pas pour le Tibet. Mais oui, je pars pour la montagne, plutôt du genre de celle du début de l’histoire, quand Tintin s’endort et rêve de son ami Tchang… je ne croiserai sans doute pas le migou, ni même Foudre bénie, le moine volant qui a des visions (un copain de celui qui tape sur le gong -« dong »- sur l’autre enseigne)… mais peut-être une marmotte dodue ou même plusieurs (j’adore les marmottes), et des marcheurs heureux, comme Tintin dans les premières planches (alors que Milou, lui, ne fait que râler – il me rappelle quelqu’un)…

La montagne, même sans migou (qui sait ?), ça devrait être beau… (et ça ne m’empêchera pas d’anticiper les posts de la semaine prochaine) et, conseil d’amie, pendant vos vacances, si vous ne l’avez pas fait récemment, relisez « Tintin au Tibet », c’est une merveille…

(photo de l’auteur)

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One Response

  1. Giraud dit :

    J’ai relu « tintin au Tibet » il y a quelques semaines. J’ aime autant cet album que je déteste la montagne.
    Je partage ton avis sur Tintin, que je trouve presque émotif dans cette blancheur immaculée.
    La montagne rend émotif. Et, raleur.
    Alors si en plus on se tape une rencontre avec le Migou !
    Sabre de bois !

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