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26 Nov

Samedi, le lendemain de notre départ, un séisme de magnitude 4,9 a secoué Tokyo. Sans gravité, heureusement. C’est peut-être parce qu’ils se savent potentiellement constamment en danger que les Japonais ont ce rapport à l’éphémère et à la beauté des choses fragiles qui me touche tant.

Ils ont aussi des fils électriques qui se baladent de manière apparemment anarchique au-dessus des rues.

 

 

J’ai trouvé cet aspect surprenant, jusqu’à ce qu’on m’explique que c’est justement en raison de l’omniprésence des tremblements de terre (et du risque d’un « Big One ») que les fils électriques ne peuvent pas être enterrés. Sous terre, ils seraient moins facilement et rapidement réparables.

 

 

Dans certaines rues, on se remémore ce jeu qu’on trouvait dans les magazines, genre Pif Gadget, de notre enfance, où sur une page figuraient différents points qu’ il fallait relier, pour en faire apparaître la figure, le dessin, et le sens. Sauf que là, la personne qui a imaginé les points à relier a un peu perdu la mesure, ou qu’on a pris comme modèle les gribouillis qu’elle a tracés sans y prêter attention sur une feuille de papier pendant une conversation téléphonique… (ou c’est SpiderMan qui a lancé ses toiles d’araignée de manière aléatoire, pour s’entraîner…).

 

Vous savez quoi ? Même ce fouillis, je le trouve finalement assez poétique…

(Photos de l’auteur)

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Neelhe.fr

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