Collection d’oiseaux printemps-été

04 Mai

A partir de début avril, on me voit souvent la tête en l’air (ça arrive aussi à d’autres moments de l’année) et l’oreille aux aguets. Et pour cause. Je guette l’arrivée des martinets. Mais non, pas le petit fouet à plusieurs lanières qu’on trouve encore en droguerie (ou dans d’autres magasins spécialisés, je pense) qui lui, n’est pas un oiseau migrateur (ah bon ?).

verybig-50-1Non, le martinet, l’oiseau noir (sauf sa gorge, blanche) qui se reconnait facilement à la forme de ses ailes, en faucille, à son vol différent de celui des hirondelles avec lesquelles on le confond (et qui arrivent chez nous plus tôt, à partir de début mars), à son corps plus grand…

Martinet-noir-12-07-07_09

… à ses vols en groupe à pleine vitesse (jusqu’à 150 km/heure ! on appelle ça des « poursuites stridentes », nous apprend notre ami Wikipédia), dans le ciel des soirs d’été (les autres moments de la journée aussi, mais le soir -ou le matin- c’est plus calme, on entend mieux)…

neelhe-martinet (2)

… et à ses cris, reconnaissables, émouvants, adorables et donc un peu « stridents » et signifiant le printemps, les beaux jours, les soirées à dîner dehors, le soleil, la douceur de vivre… (et là, paf, je vous colle une vidéo très courte  – 21 secondes – qui n’est en fait qu’une série de 3 photos. Mais on entend le cri des martinets, c’est même fait exprès)…

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Donc, cette année, j’ai entendu et vu mes premiers martinets très haut dans le ciel au-dessus des bords de Loire le 12 avril, ce qui était tôt mais pas forcément étonnant, vu le beau printemps dont nous bénéficions.

Puis j’en ai vu en vitrine d’un beau magasin parisien de cerfs-volants (ce sont plutôt des hirondelles, mais je ne pouvais pas passer à côté)…

neelhe-martinet (1)

Mais il n’a été évident qu’ils étaient vraiment arrivés, et en troupe, avec leurs cris fendant l’espace, que vers le 20 avril (belle date), comme toutes les autres années. C’est un repère, un plaisir, une joie de les entendre la première fois, et les fois suivantes, de suivre leur vol super rapide au-dessus des toits, parfois même, quand ils frôlent la maison, à Tours, qui est aussi la cité martinienne (de saint Martin – tout se tient), d’entendre qu’ils fendent l’air, à la manière d’une lanière de fouet (de martinet ?) en prenant leur virage au ras du toit, comme des fous. Leur vol, et leurs cris, sont comme un émerveillement d’enfant, renouvelé jusqu’à leur départ vers des terres plus hospitalières pour l’hiver, début août…

Et je les entends pendant que j’écris.

(soupir d’aise.)

(photos : martinet-fouet ; martinet ; martinets en groupe; magasin de cerfs-volants : photo de l’auteur)

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2 Responses

  1. Marie dit :

    Joli! Merci 🙂

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