L’or des mélèzes

12 Nov

A défaut d’être allée les voir in situ, sur les pentes de la vallée de la Maurienne par exemple, j’ai pu au moins, grâce à l’envoi d’un cliché d’une férue de ces montagnes, admirer l’or automnal des mélèzes, ces pins qui perdent leurs aiguilles aux saisons froides.

neelhe-or des mélèzes

La beauté féérique de l’or dans le soleil, l’herbe rase et presque blanche dans la lumière. Et la paroi montagneuse dans l’ombre de l’arrière-plan…

J’ai appris récemment (dans le livre « Se changer, changer le monde », livre à quatre mains de Christophe André, Jon Kabat-Zinn, Pierre Rabhi et Matthieu Ricard) le concept d’ « habituation hédonique ». Il désigne le processus d’habituation au bonheur, finalement le fait de ne plus le vivre comme tel, donc de considérer que les conditions de confort ou de plaisir par exemple dans lesquelles nous vivons sont normales, sans plus les apprécier, et sans plus en être particulièrement conscients, donc heureux.

J’espère ne jamais m’habituer à ce type de beauté. Peu de risques, me direz-vous. Éphémère par nature, elle ne nous laisse pas, et c’est sa force, le temps de nous y habituer.

(photo et titre du post -un grand merci – : Annie Chazal)

Bande-son (elle s’impose) : « J’ai fréquenté la beauté » du dernier album de Jean-Louis Murat (vous verrez, c’est pratique, les paroles s’affichent au fur et à mesure comme en sous-titres sous les images de ce clip poétiquement rural).

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« J’ai fréquenté la beauté/tout le mois de juillet/pauvre coeur, je manquais d’amour… »

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3 Responses

  1. Merci pour cette belle chevelure rousse qui pousse vers le ciel. J’ai le sentiment que quiconque fréquente assidûment la nature avec un minimum de curiosité – ne serait-ce qu’un regard – ne peut que s’en émerveiller, y compris dans sa banalité. Lire pour cela les excellents ouvrages de Marc Giraud… qui, non content de la contempler, la décrypte avec talent.

  2. Remande dit :

    🙂 Je reviens du Château d’Azay pour mon travail (on fait quand même des métiers formidables, tu vois pas d' »habituation hédonique » ;-)) et j’ai pu profiter des nuances automnales des arbres de toute beauté pour un atelier d’écriture sur les arbres du parc que je vais bientôt animer avec des enfants. Il y avait en particulier un cyprès chauve doré, un liquidambar rouge, des tilleuls jaunes et un gingko biloba, ah, les gingko biloba! Quelle merveille!
    merci pour ton article.

  3. Neelhe dit :

    Merci pour ces retours… bien d’accord sur Marc Giraud et son excellent travail découvert grâce à toi, Cathy. Marie, oui, les gingko, aah, les gingko… et je découvre grâce à toi les liquidambars, quel nom rigolo, entre liquide et carambar !

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