Tél(écran)

06 Nov

Je tentais d’expliquer récemment comment, pour essayer de ne garder que le meilleur et le plus heureux des situations (et m’éviter ainsi de souffrir bêtement de ce que certains appellent « la double flèche » – non seulement quelque chose vous a blessé, mais en le réactualisant par le souvenir, en y repensant, ce quelque chose continue de vous faire souffrir -), je m’efforçais de ne pas enregistrer les souvenirs  les plus inutilement douloureux. Comme je suis loin d’être une sainte, je n’y arrive pas toujours, certaines phrases ou attitudes restent malgré tout gravées et je ne peux pas m’empêcher de repasser le film des événements. Je suis sûre que vous saisissez  l’idée. Et l’analogie qui m’est venue pour expliquer ce désir d’effacement est celle du Télécran – appelé aussi, mais c’est moins drôle, l’ardoise magique. Le télécran, c’était ça :

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Un écran verdâtre, deux boutons qui servaient l’un à tracer des lignes horizontales, l’autre des lignes verticales avec un curseur (qu’il était impossible de « lever », la ligne étant toujours continue). Autant dire qu’il fallait être très doué et très bien coordonné des poignets pour obtenir des diagonales (j’étais nulle en diagonales). Mais le plus formidable, c’était l’effacement. Après avoir gribouillé péniblement un pauvre dessin, qui dans le meilleur des cas, les jours de grande patience, ressemblait à ça (personnellement, mes efforts ne m’ont jamais permis d’obtenir un résultat ne serait-ce qu’approchant) :

neelhe-télécran (1)(… et je ne vois vraiment pas comment le dessinateur a réussi à positionner un soleil dans le ciel qui ne soit accroché à rien), bref, après avoir tenté un dessin, on estimait qu’il était temps de l’effacer, on empoignait le télécran des deux mains, on le retournait, face contre terre, et on secouait le tout (ce qui produisait un bruit de sable).

Quand on retournait à nouveau le Télécran et qu’on remettait l’écran vers le haut, il était à nouveau vierge.

On souhaiterait parfois que notre mémoire ait cette faculté d’effacement, en secouant un peu la tête, en un clin d’œil, dans un délicat petit bruit de sable.

(photos télécran 1 et 2)

 

Bande de filles

29 Oct

C’est une réplique qui peut passer inaperçue. On l’entend dans le film de Céline Sciamma qui est sorti la semaine dernière, « Bande de filles ».

A la fin du premier tiers du film, l’héroïne (elle est noire, jeune et belle et vit dans une cité de la banlieue parisienne) sort victorieuse d’une bagarre contre la représentante d’une bande rivale (je raccourcis). Elle obtient donc reconnaissance de ses amies et considération de la part de la cité tout entière et aussi de son frère, qu’on a vu méprisant et qu’on sait parfois violent à son égard. Pour lui signifier son respect nouveau, il l’invite à jouer avec lui à un jeu vidéo de football. Il lui dit, en lui tendant la manette et en pensant lui offrir un cadeau supplémentaire : « tu prends le Brésil ? ». Elle répond, sans la ramener, en souriant à demi : « Non, la France. »

En ces temps de zemmourisation et de marinisation généralisés, ce « non, la France » tranquille, marquant une préférence qui se passe d’explication, dans ce film magnifique qui est une histoire de recherche d’identité et de résistance, m’a fait un bien fou.

La bande-annonce du film (un peu caricaturale, loin de la complexité et de l’intimité que la réalisatrice a su créer entre les personnages et les spectateurs) :

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Alors, vous prenez le Brésil ?

François

26 Oct

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Je suis tombée amoureuse de François Truffaut peu de temps avant sa mort. J’étais (très) jeune, c’était en 1983. J’ai un souvenir très précis de ma sortie de la salle de cinéma (« L’Eden ») où je venais de voir « Vivement dimanche ! », ce polar pas très sérieux (« Barbara, vous me mettez dans l’embarras »!) en noir et blanc, me retrouvant sur le trottoir ensoleillé (vérification faite, le film est effectivement sorti en août de cette année 1983), éblouie par la lumière d’été et surtout par le rythme et le charme du film. C’est dans ce même cinéma que j’avais vu trois ans auparavant « Le dernier Métro » (je me souviens très bien, là encore, de cette première vision et notamment de la « fausse fin » – la pièce de théâtre s’insérant parfaitement dans l’intrigue – qui m’avait ravie). Je ne savais pas, et le réalisateur non plus, que « Vivement dimanche » serait son dernier film.

On en trouve peu d’extraits sur le web (celui-là, en français, est sous-titré en espagnol… et Fanny est si délicieuse).

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Alors je ne pouvais pas ne pas aller à…

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… qui rend ces jours-ci hommage à Truffaut dans une belle expo. J’y suis même allée précisément trente ans et un jour après sa mort (dont je me souviens, bien sûr)…

On y trouve une reconstitution du bureau dans lequel il concocta la plupart de ses vingt et un longs-métrages…

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Des photos, des lettres (certaines comme des clins d’oeil)…

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… des objets, comme ceux-ci…

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… qui appartiennent à Antoine Doinel dans…

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… des extraits de films – ou de casting, comme les essais – irrésistibles – de Jean-Pierre Léaud pour « Les 400 coups »…

http://www.dailymotion.com/video/x3z4ka

… Certains souvenirs, tendres et légers ou plus teintés de gravité, voire de drame… La scène finale de « La Femme d’à côté »…

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… et le résumé du début du scénario, de l’écriture reconnaissable de François…

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Au même titre que Springsteen (voir « Thunder Road ») ou Sanson (voir « Besoin de personne ») pour la bande-son, les films de Truffaut ont été des repères dans mon parcours, des clés de compréhension possibles et des moments émus, bouleversants ou heureux, de cinéma. Et pour revoir son visage, réentendre sa voix si caractéristique, et retomber sous son charme, cette interview du moment de la sortie de « Vivement dimanche ! » (on y revient), avec Christine Ockrent…

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Et un extrait du texte de « Jules et Jim » : … « La vie était vraiment des vacances. Jamais, Jules et Jim n’avaient manié d’aussi gros dominos. Le temps passait, le bonheur se raconte mal, il s’use aussi sans qu’on en perçoive l’usure… »

Bande-son : bien sûr, « Le tourbillon » de Jeanne dans le même « Jules et Jim ». Comment résister ?

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(photos de l’auteur, de l’exposition « François Truffaut » à la cinémathèque française.)

Aucun express

21 Oct

Être dans les bras de l’être aimé s’apparente parfois à se trouver…

 

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L’évasion sans bouger du centre de la forteresse.

Bande-son : Bashung (encore lui, voir le récent « A Ostende »), « Aucun express », qui figure sur « Fantaisie militaire », l’album de 1998 (qui contient aussi les éclats noirs de « La nuit je mens »).

Un genre de chanson parfaite.

http://www.dailymotion.com/video/x8ows2

« Aucun express ne n’emmènera vers la félicité/
Aucun tacot n’y accostera/
Aucun Concorde n’aura ton envergure/
Aucun navire n’y va/
Sinon toi.

Aucun trolley ne me tiendra si haut perché/
Aucun vapeur ne me fera fondre/
Des escalators au chariot ailé/
J’ai tout essayé
J’ai tout essayé…

J’ai longé ton corps/
Épousé ses méandres/
Je me suis emporté, transporté
Par-delà les abysses, par-dessus les vergers/
Délaissant les grands axes
J’ai pris la contre-allée/
Je me suis emporté, transporté.

Aucun landau ne me laissera bouche bée/
Aucun walhalla ne vaut le détour/
Aucun astronef ne s’y attarde/
Aucun navire n’y va,
Sinon toi.

J’ai longé ton corps/
Épousé ses méandres/
Je me suis emporté,transporté
Par-delà les abysses, par-dessus les vergers/
Délaissant les grands axes
J’ai pris la contre-allée/
Je me suis emporté, transporté… »
(photo de l’auteur)

Tout voir à Touvoie

17 Oct

Lors des dernières Journées du Patrimoine, dont j’ai déjà parlé (voir « Tour sud »), j’ai également eu la chance, invitée par mes amis de la troupe « Passeurs de légendes » (voir leur page Facebook et leur site) qui jouaient leur dernière création dans les jardins, de découvrir le Moulin de Touvoie, dans le charmant village de Rochecorbon, qui longe la Loire près de Tours.

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En fait de moulin, il s’agit plutôt d’un ancien logis seigneurial des XIIe et XVIe siècles, comprenant plusieurs bâtiments magnifiquement restaurés. Le site était déjà occupé à l’époque gallo-romaine, ce qui ne nous rajeunit pas. Le bâtiment principal fut transformé en moulin à la fin du XVIe, sans doute parce que le moulin originel, construit en bois, avait été détruit. Il avait alors été décidé de transporter le moulin à l’intérieur du bâtiment principal pour ne pas avoir à le reconstruire. Le moulin fut rattaché à l’Abbaye de Marmoutier, et moines et habitants de Rochecorbon venaient y moudre le grain pour faire leur pain. On raconte que c’est saint Martin qui fit jaillir dans le jardin une source qui apportait la jeunesse à quiconque la buvait. Les vertus de cette eau magique se transmirent au fil des siècles (informations recueillies sur patrimoine de France).

Le tout est harmonieux et dégage un charme assez magique…

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Cette magie n’a d’ailleurs pas échappé à un magicien célèbre : Jean Cocteau y tourna, en 1945, de nombreuses scènes de son inoubliable « La Belle et la Bête » (dont voici une bande-annonce…)

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… « La Belle et la Bête » dont les « Passeurs de légendes » nous interprétèrent ce jour-là leur version médiévale de l’histoire originelle…

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… entre la grange…

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… et cette charrette de foin, comme sortis du film et de la légende…

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… Un voyage hors du temps.

(Photos de l’auteur ; affiche « La belle et la Bête », Passeurs de légendes)

Ré (sans do ni mi)

15 Oct

L’île de Ré est une terre plate, gorgée d’eau qui reflète le ciel immense, de marais, de végétation, d’oiseaux et de lapins et d’ânes – THE baudet du Poitou à cheveux longs et dreadlocks…

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L’île de Ré est une terre allongée sur laquelle pousse en octobre une herbe rouge (la salicorne en pleine floraison) qui rend plus lumineux le patchwork des parcelles…

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On y croise parfois quelques ruines, et cette terre aimable et civilisée, très chic par endroits, se révèle au coin d’un chemin (une piste cyclable serait plus juste) une possible terre de légendes…

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L’ouest attitude, dans sa diversité et sa beauté d’automne.

(photos de l’auteur)

La belle équipe

10 Oct

Même en mon absence, j’ai des yeux à Paris. Des présences mystérieuses qui, parce qu’elle ont découvert sur ce blog que j’aimais son travail, photographient sur leurs téléphones portables les œuvres de Fred le Chevalier (voir « Le chevalier » et « Le chevalier/2 ») lorsqu’elles en croisent, collées sur les murs, les volets, les encoignures de portes cochères, et qu’elles m’envoient, comme un signe, de loin (je reçois aussi des photos de cockers roux, mais c’est une autre histoire…).

Ainsi ce personnage masqué au regard néanmoins perçant muni d’une épée, nous faisant clairement signe de ne pas avancer, dont j’ignore tout de la localisation (je ne sais donc pas vers quoi je ne dois pas avancer)…

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Ou ce mage à la cape déchirée, au visage griffonné, qui semble procéder à des manipulations peu orthodoxes avec des aiguilles sur la poupée qu’il tient (on se croirait à la fin du « Temple du soleil »… sans les Incas, ni Tintin, voir « Pause » et « Le Migou ») – quand je pense que j’ai rendez-vous dans pas longtemps chez un acupuncteur…

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… et puis, rue des Francs-Bourgeois (je le sais parce que j’y suis retournée après avoir reçu la photo d’origine), ce personnage féminin, le plus grand de Fred le Chevalier que j’ai vu dans un espace public, élégant, un peu triste, mais intact, sans tag, ni déchirure…

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… contrairement à ce petit collage double, non loin, déjà attaqué et cerné… Mais la rue vit, et ses murs aussi, c’est le jeu…

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J’aime la complicité secrète de mon équipe d’espion(ne)s autour de ces rencontres de hasard. Grâce soit rendue à ses membres, autoproclamés, observateurs et malicieux, comme Fred le Chevalier.

(photos 1 et 2 : F. P.-G. et N. L. Photos 3 et 4 de l’auteur)

Menu du jour

07 Oct

Au menu du câlin du jour, une crêpe roulée de chat sur drap de percale gris souris (effrayée).

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Et en dessert, une patte en gros plan agrémentée d’yeux mi-clos légèrement charmeurs et son coulis de ronronnements.

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Même au régime (le chat en question vous a réveillée d’un miaulement suraigu bien avant l’heure prévue par le réveil, et vous aviez décidé cette fois de vous tenir à une diète stricte), comment résister ?

Et pour finir dans une bonne humeur un peu (un peu ?) régressive, la version française de « Tout le monde veut devenir un cat », le hit tiré des Aristochats de Disney (je sais… mais regardez…).

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Vous reprendrez bien un peu de dessert ?

(photo de l’auteur)

A Ostende

04 Oct

En hommage à une famille flamande chère à mon cœur, qui a enterré l’un des siens dans une petite ville près de la côte, non loin de cette jetée de Nieuwpoort…

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… près d’Ostende : cette chanson de Bashung, de 1994, une de celles que je préfère. La musique est délicate et fluide, comme prise dans une boucle ou un ressac, le texte fait se succéder des visions intenses et justes, qui réussissent à rendre compte à la fois du charme un peu suranné de cette côte plate et douce et de l’angoisse sourde de celui qui s’y perd. Et l’interprétation d’Alain, dans cette version live, est comme lui : poétique.

Comme ne pas être sensible à des images comme : « à Ostende, j’ai la hantise de l’écharpe qui s’effiloche à ton cou » (la hantise échappe à l’écharpe pour se fixer sur l’effilochage de quelque chose de plus fondamental qu’une étole de tissu) ou « à Oslo, j’aime Agadir, son brouhaha » (comment  nous désirons toujours ce que nous n’avons pas, vouloir être précisément ailleurs que là où nous sommes) et le parfait « en Ukraine, j’aime le fado », qui se passe de commentaire (faites le vôtre…).

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« À Ostende, j’aime Gibraltar/
Ses rochers qui s’ingénient/
À me faire du plat…

À Ostende, je tire au stand/
Je gagne des otaries.

La mer se retire/Cache ses rouleaux/
À l’ombre des digues/ Elle et moi on s’ennuie…

Nos souvenirs/Font des îles flottantes.
À Ostende, j’ai la hantise de l’écharpe
Qui s’effiloche à ton cou.

À Ostende, j’aime Epinal/
Ses ondées lacrymales
À l’arrivée du ferry.

Un soupçon de fadeur/
Un rien de tragédie/
Et je pleure/Mon collyre/Ma colère.

Flottez hippocampes/Droits comme des i.
Laissez-vous porter/Par l’extrême obligeance

Faites fi/De la géographie
Des petits ensembles/Des grands amphis…

À Ostende, j’aime Gibraltar.
À Ostende, j’appréhende
Les forces en présence.

Je paye en yens/Des offrandes carabinées
À des païennes/indifférentes à mes palabres.

À Ostende, tout me navre.

À Oslo, j’aime Agadir, son brouhaha/
À Java, j’aime La Villette/
À l’Alma, je soupire/
En Ukraine, j’aime le fado.
À Ostende…

Flottez hippocampes/Droits comme des i.
Laissez vous porter/Par l’extrême obligeance.

Faites fi/De la géographie
Des petits ensembles/Des grands amphis…
A Ostende… »

(photo de l’auteur)

Tour sud

30 Sep

Ce qui est bien avec l’institution que sont devenues les Journées du Patrimoine, outre le fait qu’elles permettent de découvrir des lieux dans lesquels on n’a jamais mis les pieds, voire dont on ne soupçonnait pas l’existence, c’est qu’on a accès à des endroits de certains monuments qui ne sont généralement pas ouverts au public.

Ainsi, il était permis, sur inscription préalable, aux courageux que les escaliers n’effraient pas d’accéder à la tour sud de « ma » cathédrale Saint-Gatien, à Tours.

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La tour sud, pour vous qui regardez la photo, c’est celle de droite, d’un mètre plus haute que sa voisine du nord (69 mètres contre 68).

Sur le côté sud de cette tour sud, on voit bien que la base, sobre, sans décor, n’est pas de la même époque que le haut, plus travaillé, plus aérien, mélange de gothique flamboyant et de style Renaissance. De fait, le bas de la tour sud date du XIIe siècle, c’est une des parties les plus anciennes de Saint-Gatien. On y voit bien la persistance du style roman… ainsi que la tourelle qui abrite l’escalier, accolé à la tour (tourelle à laquelle on accède depuis l’intérieur de la cathédrale).

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Mais, me direz-vous, cette tourelle ne monte pas jusqu’en haut de la tour… Vous avez raison (vous êtes sacrément observateur !). Une seconde mini-tourelle prend la suite, plus dissimulée à l’arrière de la tour. Mais rien n’échappe à l’objectif de mon appareil… plus étroite, plus fine, cette mini-tourelle permet d’accéder à la « terrasse » de la tour.

 
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Depuis l’intérieur, le « toit » rond de la première tourelle, avec le « moyeu » central de l’escalier et sa rampe…

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Tout ça c’est bien beau, me direz-vous (parce que vous parlez beaucoup aujourd’hui), mais on ne vous a pas suivie jusque-là pour ces détails architecturaux, aussi intéressants soient-ils… Qu’est-ce qu’on voit, depuis le haut de cette fameuse tour ?

Depuis la tour, on voit Tours…

… vers le sud-est, avec le musée (ex-archevêché) et le jardin des Beaux-Arts (et son magnifique cèdre), le jardin du Carmel, moins arboré mais qui est le plus grand de la ville, le bâtiment du Conservatoire (ancien couvent des Ursulines… ah, c’était un quartier pieux…), les arbres du parc Mirabeau, les faubourgs est de la ville et Saint-Pierre-des-Corps :

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… plein ouest, la ville avec la tour « Charlemagne » de l’ancienne basilique Saint-Martin et le dôme de la nouvelle, et à droite, les arbres qui bordent la Loire :

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… vers le nord-est, on voit le haut de la tour voisine, la vallée et le coteau :

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… et même, en se penchant un peu, le cloître de la cathédrale (dit  » de la Psalette »), son bel escalier Renaissance, et plus près de la Loire, les tours de l’ancien château :

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… et plein est, au-dessus de la flèche qui marque le croisement de la nef et du transept, ce n’est pas tant les faubourgs que l’on regarde que la coulée verte du fleuve qui se perd en amont vers Amboise et Blois…

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Beau tour d’horizon, depuis le point culminant du centre de Tours (la terrasse est à 52 mètres)… qui valait bien les 400 et quelque marches pour y accéder…

(photos de l’auteur)

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