Posts Tagged ‘Angleterre’

Exmoor


26 Mai

Parc national d’Exmoor, sur la côte près de la petite ville de Lynton, où on a mangé nos fish and chips avec bonne humeur avant de partir en balade.

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Je n’insiste pas, mais comme vous le voyez, en Angleterre, aujourd’hui, il a fait un temps radieux. Oh, bien sûr, le vent est frais, hein, il y a parfois un nuage qui cache le soleil quelques instants et fait baisser la température, mais on ne va pas chicaner, on était en pull et on a mis de la crème solaire !

Quant au paysage… je n’insiste pas non plus… so beautiful. Les ajoncs, la falaise, les rochers, la mer, ses vagues et ses reflets, les cris des oiseaux,la beauté de la lumière. Enjoy.

(photo de l’auteur)

 

Green


25 Mai

Bienvenue dans le Somerset, son paysage vallonné, verdoyant et bocageux, ses ciels immenses et tourmentés (là, c’était une belle éclaircie), constamment changeants… so british…

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… sans oublier ses habitants, leur accent délicieux et inimitable, leur gentillesse, et leur bière un poil (un poil ?) tiède hier soir au pub…

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… So british ?

(photos de l’auteur)

PS. Quand je pense que j’ai intitulé un de mes derniers posts « Vert vert vert »… je ne mesurais pas la richesse et la palette de cette couleur de l’autre côté du Chanel…

PS2. La traversée sur le fragile esquif (un avion à hélices, oui, Messieurs-Dames) vers Albion a été assez secouée… mais on est arrivés à bon port… ouf.

Albion


24 Mai

… Donc, aujourd’hui, je vais traverser la Manche…

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… sur un fragile esquif… droit devant, vers l’Angleterre et sa verte campagne !

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Je vous donnerai des nouvelles dès que je pourrai.

(photos de l’auteur)

There is a light that never goes out


23 Fév

Quand ai-je entendu pour la première fois cette chanson des Smiths, sortie en 1986 sur leur troisième album The Queen Is Dead (celui dont la pochette est une photo d’Alain Delon, tirée du film L’Insoumis de 1964), et ressortie en single en 1992 ?

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Je les connaissais déjà, j’avais ce que je prenais pour leur premier album, Hatful of Hollow, et j’aimais déjà leurs pochettes aux photos 50’s noir et blanc, les mélodies apparemment simples de Johnny Marr, la voix sensuelle à l’accent so british de Morrissey, sa dégaine de dandy,  et ses textes à la fois lucides et désenchantés (« Heaven knows I’m miserable now », « What difference does it make ? »), parfois pleins de sous-entendus  (« This charming man ») et d’humour noir (« Panic »).

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Mais là, avec  cette chanson, »There is a light that never goes out », Morrissey touchait juste, pile au cœur, le mien, du moins.

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Paroles simples, pour ne pas dire simplissimes :

Take me out tonight /Where there’s music and there’s people /And they’re young and alive
Driving in your car /I never never want to go home /Because I haven’t got one… /Anymore
Take me out tonight /Because I want to see people and I /Want to see lights
Driving in your car /Oh, please don’t drop me home /Because it’s not my home, it’s their home, and I’m welcome no more

« Emmène-moi ce soir/ là où il y a de la musique et des gens/qui sont  jeunes et vivants/
Quand je suis dans ta voiture/ je ne veux plus jamais rentrer chez moi/parce que je ne n’ai plus de chez moi/désormais
Emmène-moi ce soir/parce que je veux voir du monde/et je veux voir des lumières
Quand je suis dans ta voiture/s’il te plaît, ne me dépose pas à la maison/ parce que ce n’est plus ma maison, c’est leur maison/ et je ne suis plus le bienvenu »

And if a double-decker bus /Crashes into us
To die by your side /Is such a heavenly way to die
And if a ten-ton truck /Kills the both of us
To die by your side /Well, the pleasure – the privilege is mine

« Et si un autobus à impériale/nous rentre dedans/
Mourir à tes côtés/serait une façon si divine de mourir/
Et si un camion de dix tonnes/nous tue tous les deux/
Mourir à tes côtés, eh bien, c’est un plaisir et un privilège »

Take me out tonight /Take me anywhere, I don’t care /I don’t care, I don’t care
And in the darkened underpass /I thought Oh God, my chance has come at last
But then a strange fear gripped me /and I Just couldn’t ask

Take me out tonight /Oh, take me anywhere, I don’t care /I don’t care, I don’t care
Driving in your car /I never never want to go home
Because I haven’t got one, da … /Oh, I haven’t got one

« Emmène-moi ce soir/emmène-moi n’importe où/ça m’est égal, ça m’est égal, ça m’est égal/
Et dans le souterrain obscur/ j’ai pensé : Oh, mon Dieu, c’est enfin le moment/
Mais une peur étrange s’est emparée de moi et je ne pouvais plus rien demander/

Emmène-moi ce soir/emmène-moi n’importe où/ça m’est égal, ça m’est égal, ça m’est égal/
Quand je roule dans ta voiture, je ne veux jamais jamais rentrer à la maison/
Parce que je n’en ai plus…/je n’en ai plus… »

And if a double-decker bus /Crashes into us
To die by your side /Is such a heavenly way to die
And if a ten-ton truck /Kills the both of us
To die by your side /Well, the pleasure – the privilege is mine

Oh, There Is A LightThat Never Goes Out/
There Is A Light That Never Goes Out/
There Is A Light That Never Goes Out

« Et si un autobus à impériale/nous rentre dedans/
Mourir à tes côtés/serait une façon si divine de mourir/
Et si un camion de dix tonnes/nous tue tous les deux/
Mourir à tes côtés, eh bien, c’est un plaisir et un privilège/

Oh, il y a une lueur qui ne s’éteint jamais/
Il y a une lueur qui ne s’éteint jamais/
Il y a une lueur qui ne s’éteint jamais… »

Ces paroles, seules, ne cassent certainement pas trois pattes à un canard (j’adore cette expression). Mais écoutez la chanson, écoutez cette mélodie presque légère, écoutez l’interprétation de Morrissey, la lassitude et le découragement qu’il y a dans sa voix pendant les couplets, l’espoir délicat et le soulagement quand il chante le refrain et raconte que ce serait tellement merveilleux de mourir aux côtés de la personne qui le conduit, et enfin l’apaisement, et l’espoir, le vrai, de la phrase finale.

Version studio avec une vidéo montrant Morrissey en vélo dans une ville d’Angleterre. C’est vraiment 80’s (vêtements, coupes de cheveux…).

Image de prévisualisation YouTube

Et une version live de 2011, Morrissey seul (les Smiths se sont séparés en 1987), émouvant, parce qu’il a vieilli, comme nous…

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… mais que la foule de ce festival de Glastonbury est comme moi, elle connaît la chanson par cœur, et la chante en chœur.

Cette chanson continue à m’émouvoir chaque fois que je l’entends. Parce qu’elle est hésite délicatement entre désespoir et volonté d’y croire. Elle me rappelle aussi certainement quelques amis qui ne sont plus là, notamment un, qui lors de nos discussions de jeunesse prenait fait et cause pour la musique anglaise contre la musique américaine, comme si c’était important (…), aimait donc les Smiths et a effectivement préféré aller voir tout de suite s’il y a une lueur qui ne s’éteint jamais.

(Photos 1, 2, 3, 4)

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