Posts Tagged ‘cathedrale’

Ciel de mai


20 Mai

Pas besoin de commentaire, je crois…(si, on voit un morceau de la tour sud de la cathédrale et les toits de l’ancien archevêché, actuel musée des Beaux-Arts de Tours.)

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C’est beau, ce ciel tourmenté, mais les dégradés de gris, ça finit par être un peu lassant, non ?

(photo de l’auteur)

Vue du jardin


15 Mai

Les tours de la cathédrale Saint-Gatien vue de la place François-Sicard, entre les arbres vénérables et beaux du jardin.

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Belle juxtaposition de la verticalité un peu stricte de l’église et celle, plus libre et débordante, des végétaux, du gris clair du tuffeau et du dégradé de verts des arbres. (Devant, la statue de Michel Colombe, sculpteur du XVe siècle, mort à Tours.)

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En prime, un rayon de soleil…

(photos de l’auteur)

Malgré tout


02 Avr

Malgré le froid, piquant, le ciel un peu pâle parfois – en hauteur, sur une gargouille de Saint-Gatien rendue méconnaissable par l’usure et la mousse, presque bénie par la statue d’un évêque…

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… une touffe de giroflées « des murailles », une des fleurs qui symbolise pour moi l’arrivée du printemps, dont j’aime l’odeur sucrée qu’elle dégage au soleil et à la chaleur (elle doit d’ailleurs son nom du clou de girofle, à l’odeur similaire, paraît-il).

Le printemps malgré tout.

(photo de l’auteur)

Bande-son : la grande Sophie , « Quand le mois d’avril » (« J´étais une jeune fille ou bien un garçon/je ne sais plus très bien/au bord de la ligne de l´indécision/il y a le mois d´avril qui passe…/Quand le mois d´avril s´échappe/je me pose de drôles de questions/Quand le mois d´avril s´échappe/je regarde pousser les bourgeons… »). Pour écouter (pas de vidéo, juste les paroles qui défilent) :

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Passage


31 Mar

Je suis passée à la cathédrale Saint-Gatien, en cette veille de Pâques, qui demain célébrera la victoire de la vie sur la mort, du printemps sur l’hiver, de la foi sur le doute. J’ai regardé vers le haut, vers le haut du chœur, plus précisément celui de l’abside (j’apprends des noms et des notions d’architecture depuis que j’ai commencé cette rubrique !).

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Le chœur a été construit de 1236 à 1270, et c’est, nous dit-on, un des plus beaux exemples de l’architecture du XIIIe siècle, gothique donc, ce qui est net avec sa belle voûte en croisée d’ogives. Je me suis demandé quelle était sa hauteur, j’ai trouvé quelques chiffres, je vous les livre, on n’aura plus à y revenir !

La cathédrale fait dans son entier 100 mètres de longueur. Elle fait 28 mètres de large, et 46 avec le transept. La hauteur sous les voûtes est de 29 mètres (par comparaison, 37 mètres à Chartres). La tour nord fait 68 mètres de haut, et la tour sud 69.

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Le chœur de Saint-Gatien est aussi connu pour son ensemble de vitraux, « complet, intact, multicolore, très varié ». Et de fait, même avec la pâle lumière déprimante de ce samedi, les vitraux éclairaient le chœur et l’illuminaient doucement. Et le linge qui recouvrait la croix, qui m’a surprise sur le moment, mettait une tache de couleur rouge dans cet atmosphère majoritairement bleue et beige.

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Le choeur vu de l’entrée de la nef.

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Même si on est loin de sentir dans l’air l’allégresse des débuts du printemps, Pâques est symboliquement une belle fête, et j’avais envie, en passant dans cette cathédrale et en levant les yeux vers le chœur et le haut, de saluer un peu, à ma manière, l’idée du « passage » (étymologie d’origine juive du mot « Pâques »).

(photos de l’auteur)

PS. Je m’aperçois que c’est mon troisième post où il est question de « passage(s) » dans le titre et le texte… après « Passages » (au pluriel) de janvier dernier, et « Traces de passage » sur cet étonnant restaurant à Nikko au Japon… il faut peut-être que je m’interroge…

… impudique, la suite


20 Mar

Donc, après ma découverte du bestiaire chimérique,  je rentrais, assez contente, et le nez toujours en l’air, en passant sous les gargouilles de Saint-Gatien, déjà photographiées, et je ne comptais pas en reparler tout de suite… quand la lumière rasante m’a fait m’interroger à nouveau sur un détail… comment dire ? saillant… Vous reconnaissez à droite, en hauteur, avec sa gueule ouverte, notre gargouille impudique… mais vous voyez celle qui est à sa gauche, à la même hauteur ? Oui, au-dessus de la statue de l’évêque ou du saint… il y a un tout petit détail sur le bas de son ventre, éclairé par le soleil…

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Je me suis mise en face, et j’ai zoomé…

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Godverdomme ! me suis-je écriée, en flamand (c’est un des trois mots de cette langue que je connais – juron qui signifie quelque chose comme « Nom de Dieu ! » ou littéralement : « Dieu me damne ! », assez blasphématoire, mais assez approprié à la situation). Car il a bien fallu que je me rende à l’évidence : je tenais ma seconde (pour le moment !) gargouille impudique ! J’avoue que j’étais assez bluffée, à la fois qu’elle existe, mais aussi qu’elle m’ait échappé. Parce que si vous regardez mon post sur la première, vous verrez que j’ai même photographié les deux gargouilles juste en-dessous d’elle (la seconde) en m’interrogeant sur ce qui se passait réellement entre ces gargouilles et les personnages qu’elles tenaient sous elles, mais sans voir le membre viril épanoui de la gargouille du haut, qui surplombait la scène (je ne tire pas de conclusion sur mes interrogations, mais quand même…).

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A ma décharge (en me relisant, je me rends compte que cette expression dans ce contexte précis est un peu limite…), la seconde est moins visible, à cause des jambes plus resserrées, de la couleur plus sombre de la pierre. Le rayon du soleil, éclairant latéralement le bout de ce détail de sculpture,  m’a bien aidé à le repérer.

Donc, je résume…

Une première gargouille impudique, assez triomphante…

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Une seconde, plus discrète, mais néanmoins indéniable… ça nous fait donc deux gargouilles impudiques, l’une à côté de l’autre, qui veillent de manière très virile sur le sud, qui leur semble apparemment très désirable… et en ces temps d’hiver un peu interminable, on peut les comprendre, de vouloir un peu de la chaleur méridionale… Et les deux évêques  (ils n’ont pas de crosse, mais un bâton, ce sont donc plutôt de saints personnages) qui se situent sous chacune d’elles compensent sans doute par leur grande sagesse la fougue qui les surplombe…

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Quoi qu’il en soit, cette cathédrale Saint-Gatien semble loin de nous avoir livré tous ses secrets…

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D’autres statues, d’autres gargouilles, d’autres détails architecturaux auxquels on ne pense même pas, sans doute…

(photos de l’auteur.)

Petit bestiaire chimérique


18 Mar

… Donc, l’autre jour, j’examinais, avec le plaisir qu’on prend à découvrir des détails qu’on n’avait jamais pris le temps de s’arrêter pour voir, les petites sculptures qui ornent le coin de chaque arc de décharge des fenêtres, sur le côté sud de la cathédrale.

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C’est vrai qu’il faut prendre le temps de les remarquer, elles sont assez petites, hautes… par exemple celle de gauche…

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… de plus près, ce qui semble être une sorte de félin, prêt à bondir, l’air un peu halluciné… (j’ai un peu agrandi les photos, pour une meilleure vue des bestioles…)

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Et ces petits monstres (est-ce ce qu’on appelle des chimères en architecture médiévale ?  je ne suis pas certaine, les définitions diffèrent), ces figures grotesques apparaissent presque attendrissantes, parce qu’une sorte de connivence vous lie soudain à elles : vous les avez regardées, et vous les avez vues. Le dragon ailé, plutôt placide me semble-t-il -mais je m’y connais peu en dragons ailés-… (Est-il de la famille de celui qui a été vaincu par saint Michel ? son arrière petit-neveu, peut-être ?)

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Sur la fenêtre suivante…

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… à gauche, une sorte de gros lézard… ou une salamandre (Catherine, au secours, je ne sais toujours pas les différencier!), à moins que ce soit un varan (non, je blague) ou tout simplement, un dragon sans aile, ce qui le rend tout de suite moins noble… Quoi qu’il en soit, pas sympa-sympa…

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Et à droite, un drôle de mammifère (un ours ?) avec la colonne vertébrale bien visible, lui est assez drôle, on dirait qu’il vient de faire une ânerie, et qu’il est monté là pour échapper aux représailles, l’air quand même un peu contrit…

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Et sur la troisième fenêtre décorée de cette manière… un personnage mi-animal, mi-démon…? Plutôt content, lui, d’avoir fait l’ânerie qu’il vient de faire (et s’il est pris la main dans le pot à confitures, il en semble plutôt fier et pas loin de vouloir se délecter aussi de la personne qui les a confectionnées)…

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… et un homme, pas à son aise, qui semble vouloir fuir en escaladant la guirlande de pierre à laquelle il s’agrippe… il tourne résolument la tête du côté opposé à celle de ces bestioles chimériques… et on peut le comprendre, surtout si l’échelle est respectée…

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… Et, à mieux y regarder, il y en des centaines, sur Saint-Gatien, des petites sculptures comme celles-là… De quoi s’émerveiller, et être surpris(e)… Et de quoi se raconter de belles histoires, ou des effrayantes…

(Photos de l’auteur.)

Pause


16 Mar

J’ai à nouveau tourné autour de la cathédrale munie de mon œil de lynx (myope-astigmate pour la vision de loin) et de mon appareil-photo, j’y reviendrai. Et je suis même rentrée dedans…!

Mais aujourd’hui, j’ai envie d’une pause, j’ai un peu le tournis, avec toutes ces gargouilles, ces grimaces et ces impudeurs…

Alors, pause en silence et en lumière ;  c’est la cathédrale qui veut ça. D’abord humblement.

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Puis de manière plus colorée, mais douce.

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Car, comme l’indiquait le parchemin des trois fils du chevalier de Hadoque dans « Le Secret de la Licorne », le onzième album, et un des plus fameux, des aventures de Tintin – et Milou…

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… « Car c’est de la lumière que viendra la lumière. Et resplendira  » (avec un seul « r).

Si c’est écrit dans « Tintin »…

(photos 1 et 2 de l’auteur; parchemin)

Gargouilles…


08 Mar

Cathédrale Saint-Gatien, donc.

Sur son flanc sud, celui qui longe l’ancien palais des archevêchés, devenu le musée des Beaux-Arts, en hauteur, quelques gargouilles, jaillissant de manière apparemment anarchique de la façade verticale, la ponctuant de virgules irrégulières et tordues.

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Données d’architecture : les gargouilles sont les parties saillantes des gouttières, faites pour évacuer les eaux de pluie à une certaine distance des murs, et par là même les protéger des écoulements.

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Elles sont souvent sculptées et représentent dans ce cas une figure, animale, humaine ou fantastique ; elles appartiennent souvent à l’art grotesque médiéval, surtout gothique comme ici. (Les premières apparaissent en France vers 1220.)

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Elles sont aussi là pour rompre la monotonie des angles droits, mettre en valeur les façades, et ajouter fantaisie et symbolique dans des œuvres dont l’intention et le message sont évidemment très pieux.

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Dans le ciel lumineux d’une fin d’après-midi de mars, elles sont comme des présences familières, un peu étranges, vaguement monstrueuses, pas vraiment inquiétantes, malgré leurs gueules ouvertes et leur position tordue.

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J’étais plutôt heureuse de les regarder avec attention, pour une fois. Et de reconnaître que sans elles, les extérieurs de la cathédrale seraient sans doute un peu trop austères.

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(Photos de l’auteur.)

Appartenir ?


13 Déc

Angers, balade. Loin, très loin du Japon. (Et pourtant.)

Cathédrale Saint-Maurice. Retour en grâce ? (« Merci, la lumière ». Trop mignon. Et, étonnamment, trop vrai.)

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Dans les rues. Retour en arrière ?

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Sortie de bar(r)age (où est la porte ?)… Retour de manivelle ?

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La cour du château, au-dessus de la vallée de la Maine et de la ville. Le jardin d’hiver, à la française, dénudé (bien loin des jardins japonais, des flamboyances des érables et des ginkgos biloba, du jeu de la nature et d’une architecture fine). Retour aux sources ?

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Les remparts et la tour du château. Retour en force ?

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Porte de la chapelle du château. Douceur du tuffeau, du bois, des formes sculptées sur la porte ou les colonnettes, des couleurs passées.

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L’éternel retour ?

(Photos de l’auteur)

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