Posts Tagged ‘chemin’

Entrées


01 Fév

Qu’est-ce qui vaut le mieux ?

Suivre le chemin balisé et antidérapant, intempéries ou pas…

neelhe-paris-bnf-janvier2013 (2)

… entrer à l’ouest, comme clairement indiqué…

neelhe-paris-bnf-janvier2013 (4)

… et en profiter pour s’arrêter et voir ce que le chemin offre ?

neelhe-paris-bnf

Ou se focaliser sur une entrée interdite, donc attractive, avec ses visages souriants et ses messages affectueux, dans une arrière-cour ?

neelhe-paris-museumofeverything-janvier2013 (2)

Évidemment, ça dépend (aussi) de ce qu’il y a au bout du chemin (et derrière la porte)…

(Photos de l’auteur :1, 2 et 3,  BNF, Paris ; 4, « Museum of everything », Paris)

Passages


29 Jan

Après des « pistes » de réflexion (voir l’article Chemins), envie de continuer à décortiquer un peu cette notion de transition. Examinons l’origine, l’étymologie : le préfixe « trans » vient du latin et signifie « au-delà », « par delà ». Il signifie aussi « de part en part ». il inclut donc à la fois l’idée de :

– ce qui passe à travers,

– ce qui est au-delà,

– ce qui est entre.

L’idée de « passage » y est donc présente, passage d’un état à un autre, mais aussi exploration de ce que comporte « l’intérieur » de ce passage.

« Ces situations de passage, réelles ou anticipées, entraînent une réorganisation des rapports que le sujet entretiennent avec eux-mêmes, avec autrui, avec leurs milieux de socialisation. » (1) Il s’agit donc d’une redéfinition, plus ou moins radicale (il y a des transitions douces, hein !), de ce qui constitue sa propre identité. D’une période de déconstruction-reconstruction de ses rapports à soi-même, aux autres et à l’environnement.

Voilà un vieux « passage piéton », à Pompéi. A l’époque où la cité existait encore ou maintenant, il faut garder l’équilibre, pour passer d’un côté à l’autre…

neelhe-passagepiéton

Et le passage à l’intérieur d’un tumulus à Knowth en Irlande. Autant avoir confiance (en soi, dans les autres et dans l’environnement !) pour traverser ce « passage » !

neelhe-knowth_irlande-passage

J’ai déjà évoqué les trois temps de la transition, avant/pendant/après (voir « Chemins »). On peut préciser le modèle chronologique du déroulé des transitions : une phase de décristallisation (unfreezing) qui débloque (ou force à changer) les habitudes ; une phase de changement proprement dit (moving) ; une phase de renforcement et de cristallisation d’un nouvel équilibre (freezing) (2).

Et je me suis interrogée : quelle est la différence entre transition et changement ? J’ai trouvé cette citation, qui m’a éclairée : « Le changement n’est pas comme la transition. Le changement est situationnel et se fait de façon précise. On habite un nouveau lieu, on a un nouveau rôle dans une équipe, on applique de nouveaux règlements. Durant ce temps, la transition se vit progressivement à l’intérieur. C’est un processus psychologique à travers lequel nous passons pour vivre dans la nouvelle situation. Le changement est externe et visible. La transition est interne, voire même intime et unique à chacun. Elle est un processus vivant, non mécanique et automatique. »(3)

Le processus de la transition est donc intérieur, et déborde, parfois avant, souvent après le changement proprement dit, qui est plus situationnnel, et observable de l’extérieur.

Moi, ça m’aide à y voir plus clair, dans cette période transitionnelle (voir « Novembre (day one) »).

neelhe-chambord-escalier-2011

Et vous ?

(A suivre…)

(Photo 1 ; photo 2 ; photo 3 de l’auteur : intérieur de l’escalier central du château de Chambord)

Je vous donne les références, certaines universitaires mais pas toutes :

(1) Mégemont et Baubion-Broye, « Dynamiques identitaires et représentations de soi… » in Connexions n°76, 2001.

(2) Selon K. Lewin, in R. Barbier, La Recherche-action, Anthropos, Paris,1996.

(3) M. Roberge, Tant d’hiver au coeur du changement, Septembre éditeur, Québec, 1998.

Chemins


22 Jan

Les périodes de transition sont souvent définies en trois temps : avant, on était dans une situation stable. Pendant, on transite. Après, on sera à nouveau dans une situation stable, différente de la première. Ca paraît simple. Peut-être trop. (car qu’est-ce qu’une situation stable, après tout ? une situation où l’on a un sentiment parfaitement subjectif de sécurité, où l’on ne s’interroge pas outre mesure sur soi et son devenir puisque ce qui constitue nos vies (amour, famille, travail, logement, etc.) semble construit, solide et fait pour durer ? qui a dit « illusion » ? et qui, dans le fond de la classe, chuchote que la vie elle-même est une transition…?)

Mais intéressons-nous à cette notion, justement, la transition, cette période plus ou moins facile à vivre selon « son niveau de tolérance à l’incertitude »  (expression empruntée à François Roustang)…

On peut en avoir plusieurs visions.

Ou bien le faux-pas n’est pas permis, le chemin est étroit, la concentration doit être maximum…

neelhe-funambule-nikwallenda

Ou, au contraire, le chemin permet de musarder, de vagabonder, de prendre son temps et même des petites allées traversières, de découvrir ce qui le constitue (et de profiter de la mousse, des fougères, des rayons de soleil)…

neelhe-forettropicale-nouvellezelande

Entre les deux, bien des manières de se laisser guider…

neelhe-japon-kyoto-tenju-an

Et puis un trajet peut comporter plusieurs types de chemins…

neelhe-photoclevesque-kyoto-fushimiinari

Ce qui modifie le chemin et la manière de le parcourir, c’est aussi si l’on sait où on veut arriver, si l’objectif est déterminé, si le terme du voyage est connu, ou non.  Car si c’est le cas, on déplie la carte (je ne parle pas de brancher le GPS  !), et  il s’agit de trouver le chemin le plus simple pour y parvenir, ce qui n’est déjà pas rien.

Si, par contre, on s’embarque sans avoir une claire vision de ce que l’on veut, de là où l’on veut parvenir, il va falloir être confiant, vigilant, à l’écoute, de soi-même et de son environnement, pour savoir si on est dans la bonne direction ou non… c’est un exercice plus délicat, mais qui permet d’être plus ouvert à l’inconnu, et donc à la découverte, et à la définition au fur et à mesure de la destination, qui nécessite plus de temps et comprend plus de risque, notamment celui de se perdre dans des chemins qui ne mènent nulle part…

Il existe aussi une troisième voie, celle dite de Christophe Colomb, persuadé d’avoir trouvé la route maritime la plus courte pour les Indes, c’est-à-dire l’Extrême-Orient, alors qu’il vient de découvrir les Amériques : choisir un but, et découvrir tout autre chose, implique aussi que l’on soit capable de reconnaître que ce qu’on vient de découvrir a peut-être plus de valeur que l’objectif initialement visé…

Quels que soient le type de chemin, la destination, le plaisir ou la difficulté d’avancer (ah oui, parfois, c’est dur, d’avancer…), gardons l’œil ouvert, et l’équilibre, pour que les courants et les doutes qui nous traversent ne nous emmènent pas loin de notre nature et de notre désir…

neelhe-georg-traber-dans-un-exercice-a-mi-chemin-entre-le-cirque-et-la-tradition-ancestrale-japonaise-dr

A suivre…

(photo 1 ; photo 2 ; photo 3 de l’auteur ; photo 4  Catherine Levesque ; photo 5)

Neelhe.fr

Exercices d'attention. Deux posts par semaine (si les dieux sont favorables).