Posts Tagged ‘jardin’

Vert vert vert


17 Mai

Des boules – du buis ? – parfaitement taillées…

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… posées  sur un tapis de gazon…

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… au cœur d’un jardin à l’abri de l’agitation urbaine et ambiante…

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… au calme.

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Une respiration.

(photos de l’auteur)

Bande-son : Véronique Sanson, « Vert vert vert », 1972  (« La pluie coulait sur la fenêtre/Le ciel n’était pas clair/Mais le jardin était vert vert vert… »), magnifique.

http://www.dailymotion.com/video/x1fe3s

 

Prêter attention à la mousse


21 Déc

En mars 2011, quelques semaines après le triple drame japonais du tremblement de terre-tsunami-accident nucléaire, l’hebdomadaire Télérama publiait une interview de Philippe Picquier, créateur de la maison d’édition du même nom, spécialisée dans la parution de livres sur l’Asie ou de livres asiatiques. Ses paroles n’ont pas été pour rien dans ma volonté renouvelée d’aller visiter ce pays.  Je vous en livre quelques extraits, vous allez comprendre…

 » La littérature japonaise décrit toujours un monde flottant, où l’on avance entre le réel et la fiction comme sur un tapis roulant, avec un sentiment très fort de l’éphémère (…). Les Japonais préfèrent toujours l’obscurité à la lumière, la modestie à l’esbroufe. Un proverbe dit que l’ombre de l’arbre est plus belle que l’arbre lui-même. Au Japon, on apprécie le renoncement, non pas pour le plaisir de souffrir, mais parce que l’on sait que tout se volatilise. C’est une chose que l’on ne peut pas comprendre en Occident. Question d’éducation, de culture : ici, on est incapable de prêter attention à la mousse.

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– A la mousse ?

– La mousse que l’on trouve au pied des arbres, dans les recoins des pierres…

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Devant le sentiment du temps qui passe, de l’irrémédiable, « le présent des choses présentes » (saint Augustin) prend au Japon une signification particulière : la simplicité d’un jardin de mousses…

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…, d’une herbe modeste et discrète au bord du chemin peut être source inattendue d’émerveillement, comme de nostalgie poignante, parfois de solitude et de résignation. La mousse est l’incarnation même de l’humilité.

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C’est inné, les Japonais savent lui prêter attention et recevoir ce qu’elle veut transmettre. Tout est question de regard. Si vous faites attention à ce qui compose l’environnement, votre regard est transformé.

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Dans leur vie quotidienne, les Japonais habitent intégralement l’incompréhension de soi face au monde. »

Qu’ajouter ? Si, une chose : essayons de prêter attention aux petites choses, même ici, loin du Japon… la mousse, les pétales, l’odeur de la terre, les couleurs des feuilles, même tombées à terre, une petite pierre ramassée dans un endroit qui nous est cher, un noyau, le sien ou non…

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(Photos de l’auteur)

Intérieur temple


17 Déc

Temples japonais, extérieurs bois, « terrasse » donnant sur un jardin de méditation, ici à Kyoto, jardin du Nanzen-in :

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Surélevé par rapport au sol, sur sortes de pilotis, Kyoto, le même temple…

neelhe-japon-kyoto (3)A Nara, au temple Gango-ji…

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Dans cette architecture aérienne, presque sans poids, quelques poteaux, pour tenir la structure, mais sans effort. Kyoto, Nanzen-in…

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Intérieurs : les shôji, cloisons coulissantes en papier washi et trame de bois légère. A Nara, au Gango-ji…

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Et le mariage des shôji et des tatamis, espace et perspective d’ouverture vers l’extérieur. Ici, Kyoto, Ryôan-ji…

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Harmonie des formes, des matériaux, symétrie du positionnement des tatamis au sol et de l’ouverture des shôji. Ici, à Nara…

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On doit toujours marcher pieds nus sur les tatamis, ces couches de paille de riz superposées et croisées. On y dort aussi, sur un futon, plutôt mince mais suffisant, jamais mal au dos, le tatamis est ferme et doux. Ici, dans un temple Nord de Kamakura.

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Ici, à Nara, Gango-ji : les formes sobres de l’intérieur du temple s’harmonisent avec la nature à l’extérieur. Toujours la même recherche : légèreté, équilibre, simplicité.

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(Photos de l’auteur)

La fourmi et l’oiseau


11 Déc

Vous vous souvenez peut-être de ce jardinier-balayeur dans le jardin du Pavillon d’argent à Kyoto (sinon, voir le post  « Le calligraphe et le jardinier »), qui m’avait sidérée par sa minutie, son calme et l’ampleur de son travail.

Rencontré aussi quelques autres artisans qui participent à l’exceptionnelle beauté des jardins japonais, une fourmi et un oiseau…

La fourmi…

… qui, lentement, arrache les minuscules mousses qui se sont glissées entre les dalles d’un des côtés d’un des bâtiments du Nanzen-ji, à Kyoto… Humilité, patience, littéralement travail de fourmi…

Et un oiseau…

Ici, avec un comparse, perchés dans un arbre qui donne sur le jardin d’Isuien, à Nara…

… à l’aise dans les hauteurs, sur ces branches qu’il élague, taille, coupe, lie entre elles…

Le résultat de ces efforts, terrestres, aériens, pour magnifier la nature laisse souvent sans voix… Ici, à Nara…

Dans le détail…

Et dans l’effort pour marier les divers éléments entre eux, notamment la pierre et le végétal…

 

Ou la pierre, l’eau et le végétal, comme ici, dans le jardin Ninomaru-en dans l’enceinte du château Nijô-jô à Kyoto…

Sans compter le ciel, qui reflète les autres éléments…

Un modèle délicat d’harmonie et d’équilibre, qui intègre tout, et on oublie en le contemplant le travail qu’il a fallu, celui du jardinier-balayeur, de la fourmi et de l’oiseau. C’est d’ailleurs certainement ce qu’ils souhaitent…

(Photos de l’auteur)

Du zen et des jardins (noir et blanc)


18 Nov

Parfois, l’harmonie est dépouillée et elle se suffit à elle-même. Pour en rendre compte, on a envie de s’en rapprocher, on prend le risque de réduire à l’essentiel.

Le noir et le blanc, le sable et l’ombre, une branche de pin, un monticule, des traces travaillées…

Jardins graphiques…

Le sable est la mer de l’infini, les rochers symbolisent des grues ou des tortues, et le tout a un sens qui embrasse la vie humaine.

(Photos de l’auteur)

Du zen et des jardins (couleurs)


18 Nov

J’ai beaucoup marché aujourd’hui dans la partie est de Kyoto, le long du « Chemin de la philosophie », puis dans le quartier d’Higashiyama.

J’ai vu des temples, des sanctuaires, des autels, des arbres en feu dans la lumière, des Japonais paisibles et heureux de ce beau dimanche d’automne.

Et j’ai vu des jardins… d’abord par-delà l’entrée du temple…

 

Parfois avec un étang empli de lotus (ou de nénuphars ?)…

Parfois avec des « pas japonais » pour franchir l’étang et en profiter pour saluer les carpes Koï…

Parfois les jardins sont « secs »… et on s’attache aux détails…

Ils sont toujours en harmonie avec la nature autour, somptueuse…

… on se verrait bien jardinier… ratisser l’éternité.

(Photos de l’auteur)

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