Posts Tagged ‘Loire’

Gel d’herbier


12 Déc

Un matin de cette semaine, il a fait froid. Les bords de Loire étaient recouverts de grive.

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Il fallait tendre l’oreille pour entendre l’herbe craquer doucement quand on marchait dessus.

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Les feuilles tombées au sol composaient un herbier gelé…

neelhe-givre (5)… et globalement marron…

neelhe-givre (7)… à de rares et délicates exceptions.

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Les feuilles exposées aux rayons du soleil, déjà dégelées, semblaient presque transparentes, et projetaient un reste de couleur bienvenu.

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Vous savez quoi ? En cas de tristesse (voir « Triste »), la nature est un refuge, et la capacité d’émerveillement une aide précieuse.

(photos de l’auteur)

(Drôle de) février


14 Fév

Comme ailleurs, ici à…

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… la nature nous tient entre les deux termes de ce paradoxal février. D’un côté, un printemps prématuré (mais selon le calendrier chinois, le printemps a débuté le 4 février), avec douceur, bourgeons et fleurs blanches…

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… ou roses…

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Et de l’autre, de l’eau, beaucoup d’eau… qui tombe du ciel et qui inonde les berges du fleuve…
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… et enserre les pieds des arbres.

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Pour l’instant, nous sommes très loin des grandes crues des siècles derniers. Voici la très belle échelle des crues sous le pont de pierre au cœur de la ville. 7,58 mètres en juin 1856, ça fait réfléchir…

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Et moi qui pensais bêtement que les grandes crues avaient lieu plutôt en hiver… La Loire, « dernier fleuve sauvage d’Europe’, inscrit au patrimoine de l’UNESCO depuis 2000, reste maîtresse de ses humeurs. Et de ses hauteurs.

(photos de l’auteur)

Rouge


13 Déc

Bords de Loire, sous un ciel un peu nuageux, soleil qui tarde à percer, parmi les troncs d’arbres dépouillés, les forêts de branches dénudées, une ambiance noire, blanche et grise. Et…

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… une tache rouge, qui contraste avec l’eau sombre du fleuve, et ses reflets enchevêtrés…

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… une tache rouge, et jaune.

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Qui a dit que l’automne est une saison moche ?

Bande-son : Indochine, « Savoure le rouge » (1993), avec un clip de Caro, ambiance très « Delicatessen », et des paroles très… physiques…

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« Savoure-moi, savoure-toi/savoure le rouge/mon amour…

« …tu me griffes la peau sur le tableau/et un jour je te peindrai entière/
sur tout ton corps je te peindrai dans l’or/
l’ultra chair/mon huile et ma déesse/
retourne toi/retourne dans le rouge…

et conduis-moi  vers ton endroit mon bébé/
parle-moi, parle-moi de ton humidité/
décris-moi, décris-moi, sale et beau à la fois… »

(photos de l’auteur)

Chemin faisant


25 Oct

Journée d’automne ensoleillée, sur le sentier qui longe le fleuve.

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Dans la lumière douce, un peu mousseuse, marcher sur un dégradé d’or.

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Tapis de rois.

(photos de l’auteur)

Sunset vallée


18 Oct

Hier soir, coucher de soleil sur la Loire, vu du « pont de fil » à Tours.

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J’avais dans la tête la chanson de Neil Young, « Pocahontas », qui figure (comme « Powderfinger ») sur son album de 1979 « Rust never sleeps »… et à ce vers, à la fin du deuxième couplet : And the night falls/On the setting sun »(« Et la nuit tombe sur le soleil couchant »). C’est une chanson dans laquelle Neil le Canadien se souvient qu’il a des ascendances indiennes, et que ces nations natives d’Amérique du Nord sont loin d’avoir été bien traitées par les Blancs quand ils ont débarqué sur le nouveau continent.

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Aurora borealis/The icy sky at night/Paddles cut the water/In a long and hurried flight/From the white man/To the fields of green/And the homeland/We’ve never seen
They killed us in our tepee/And they cut our women down/They might have left some babies/Cryin’ on the ground
But the fire sticks/And the wagons come/And the night falls/On the setting sun
They massacred the buffalo/Kitty corner from the bank/The taxis run across my feet/And my eyes have turned to blanks
In my little box/At the top of the stairs/With my Indian rug/And a pipe to share.
I wish a was a trapper/I would give thousand pelts/To sleep with Pocahontas/And find out how she felt
In the mornin’/On the fields of green/In the homeland/We’ve never seen.

« Des aurores boréales/Le ciel glacial de nuit/Les pagaies fendent l’eau/Dans un vol long et pressé/
Depuis l’homme blanc/jusqu’aux champs de verdure/Et la terre natale/Que nous n’avons jamais vue…/

Ils nous ont tués dans nos tipis/Et ils ont abattus nos femmes/Ils ont sans doute laissé quelques bébés/qui pleuraient sur le sol
Mais les bâtons de feu/Et les charrettes arrivent/Et la nuit tombe/Sur le soleil couchant…/

Ils ont massacré les bisons/Et ça a rapporté gros à la banque/Les taxis me roulent sur les pieds/Et mes yeux se sont vidés de toute expression/
Dans ma petite boite/En haut de l’escalier/Avec mon tapis indien/Et ma pipe à partager/

J’aimerais être un chasseur/Et je donnerais un millier de fourrures/Pour dormir avec Pocahontas/Et découvrir ce qu’elle ressentait/
Le matin/Dans les champs de verdure/Sur la terre natale/Que nous n’avons jamais vue… »

Très loin du Saint-Laurent et du Yukon, des tribus des Algonquins ou des Hurons, notre Loire s’étire paresseusement sous les solides et très civilisées arcades du « pont de pierre ». Mais la nature splendide garde toujours sa part d’indompté, et nous relie silencieusement à des rives lointaines et plus sauvages, bordées d’aurores boréales. Car partout, comme en écho, the night falls on the setting sun…

(photo de l’auteur)

Over the Loire


08 Oct

Un vendredi radieux de fin septembre, j’étais au domaine de Chaumont (oui, -sur-Loire) ; j’ai déjà parlé du « festival des jardins » qui se tient chaque année dans le parc du château (voir « Contrastes et équilibre », « Noeuds » et « Questions (vrac) »), et j’en reparlerai, l’édition de 2013, dont le thème était « jardins des sensations » ayant été encore une fois une vraie réussite, inspirante, y compris pour les blogueuses…

Mais là, je veux simplement vous faire partager… ça :

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Fin d’après-midi, après la visite des jardins, balade dans le parc, des œuvres d’art contemporain sont disséminés sur les pelouses, dans les bosquets, dans les hautes branches des arbres, même…  sur le haut du coteau qui surplombe la vallée et  la Loire, alors que le soleil descend doucement vers l’ouest et  que la lumière douce et un peu vaporeuse donne aux couleurs et aux formes un éclat à la fois mat et réflechissant…

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… posée sous un grand pin, une sculpture  de Rainer Gross, en lanières de bois…

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… la vue est somptueuse et l’oeuvre la magnifie encore plus…

neelhe-chaumont-parc-sculpture (6)… en donnant à l’ensemble un petit côté ludique (on a envie de rentrer dedans et de s’y cacher), sans doute à cause du matériau utilisé et de la forme, mi-ruche, mi-nasse en osier (pour attraper les gros poissons de la Loire ?)… Vu de côté, la structure paraît blottie sous l’arbre qui la protège…

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En prenant un peu de recul, on voit le village en contrebas et la vallée vers l’est…

neelhe-chaumont-parc-sculpture (4)Paisible, lumineux, ouvert. Magique. La Loire et ses splendeurs.

(photos 3, 5 et 6 : Annie Chazal ; photos 1,2,4 de l’auteur)

Iris irisé


14 Mai

Vous connaissez le scénario, je vous en ai déjà raconté une version (voir « Ouvrir l’oeil » et ses graines de clématites, de mars dernier) mais ses variations sont inépuisables : vous vous baladez sur les bords de Loire, sur le chemin qui longe le fleuve, vous n’avez même pas encore quitté véritablement la ville, vous admirez les grappes de glycines, bleues ou jaunes, qui dégoulinent le long des murs, les bosquets de lilas qui explosent de couleurs, le bleu vif des myosotis qui serpentent au niveau du sol ; le vert tendre des jeunes pousses fait oublier la grisaille du ciel, ça sent le printemps, on entend le cri des martinets, le courant de la Loire est encore puissant. Vous repérez un iris, parmi d’autres…

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… et sans raison particulière, vous décidez de vous approcher.

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Et vous changez d’échelle, vous entrez dans un autre monde…

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… de plus en plus près…

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… et de plus en plus loin…

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… dans l’étrangeté et la délicatesse de la nature…

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… dans sa beauté mystérieuse, inventive et palpitante.
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Ailleurs, définitivement…

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… dans un univers chatoyant et doux, insoupçonné.

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Vous auriez pu passer à côté de cette splendeur. Vous pensez d’ailleurs que beaucoup d’autres vous échappent… vous vous promettez d’être encore plus attentive, sur les bords de Loire ou ailleurs…

(photos -sans aucune retouche- de l’auteur)

Ombre et soleil


26 Jan

Et, comme un miracle, après un long tunnel de gris et de froid, le soleil est apparu au-dessus de la ville, j’ai filé sur les bords de Loire, profiter de l’air plus doux, et des pâles rayons. Pendant cette balade, j’ai croisé une petite cabane dans une de ces sortes de jardins « ouvriers » qui s’alignent entre le fleuve et le coteau.

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Peinture passée, tonneau pour récupérer l’eau de pluie (ou de la fonte de la neige tombée encore ce matin), et un arbre dans l’axe du soleil, qui projette son ombre sur le côté.

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Et cette ombre fragile, qui indique que la lumière revient… ça  fait comme un soupir de soulagement…

(Et vous savez quoi ? je sais qu’on va s’en sortir. J’ai vu les premiers bourgeons.

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Tenez bon !)

(Photos de l’auteur)

Frimas V, presque noir et blanc


21 Jan

Derniers clichés de ces frimas récents, dimanche matin, plans plus larges, deux en ville, la végétation court le long du haut des murs des jardins…

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Et une cheminée dépasse, dans une symétrie-illusion d’optique….

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Et deux sur les rives de la Loire, les branches entremêlées du gros figuier sous le « pont de fil »…

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Et les frondaisons imbriquées, poudrées de blanc, elles aussi, des arbres près du « pont de pierre »…

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La neige a fondu aujourd’hui, ce qui soulage les marcheurs (mais pas forcément les promeneurs, plus rêveurs), les automobilistes, les oiseaux, les travailleurs du dehors, entre autres. Mais avouez : c’est photogénique, ce (presque) noir et blanc…

(Photos de l’auteur)

(bande-son :  Suzanne Vega : « Tom’s Diner » et « Solitude Standing »)

Frimas IV, en direct cette fois


20 Jan

Comment résister à la tentation de vous poster un « Frimas IV », alors que le sol et les toits sont encore recouverts d’une belle couche de neige, tombée cette nuit et ce matin…

Distinguer les fleurs, les baies, les feuilles, qui soutiennent un, deux, parfois  dix ou même mille flocons de neige…

Les jaunes…

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… les rouges…

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… les  roses…

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… ou les fleurs blanches, directement faites de flocons…

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… sur fond d’eau sombre de Loire…

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… de ciel blanc avec branches enchevêtrées…

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… ou de ciel blanc vide…

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Et pour finir, le plus nu des brins d’herbe dans le plus nu des décors…

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Et, ce matin, sur les quais, dans le froid et le vent, des oiseaux chantaient…

Alors, bande-son : Dominique A., « Le courage des oiseaux »  » (« Si seulement nous avions le courage des oiseaux/Qui chantent dans le vent glacé… ») (spécial dédicace à Catherine, pour les oiseaux et le chanteur)

(Photos de l’auteur)

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