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Gel d’herbier


12 Déc

Un matin de cette semaine, il a fait froid. Les bords de Loire étaient recouverts de grive.

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Il fallait tendre l’oreille pour entendre l’herbe craquer doucement quand on marchait dessus.

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Les feuilles tombées au sol composaient un herbier gelé…

neelhe-givre (5)… et globalement marron…

neelhe-givre (7)… à de rares et délicates exceptions.

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Les feuilles exposées aux rayons du soleil, déjà dégelées, semblaient presque transparentes, et projetaient un reste de couleur bienvenu.

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Vous savez quoi ? En cas de tristesse (voir « Triste »), la nature est un refuge, et la capacité d’émerveillement une aide précieuse.

(photos de l’auteur)

Nils-Udo


22 Mar

J’ai découvert le travail de Nils-Udo lors de l’exposition organisée en 2011 au musée de la Poste à Paris (qui est un musée que j’affectionne, parce qu’il est tout près de Montparnasse, mais surtout parce qu’il donne à voir des expositions bien faites, originales et pas -encore- trop encombrées).

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J’ai surtout aimé ses photographies, et parmi elles, pas les plus connues (la série des nids). J’ai emprunté plus tard un livre de ses œuvres dans une bibliothèque, et j’ai photographié ses photographies. Je vous en livre quelques-unes.

Nils-Udo est un plasticien allemand, qui a aujourd’hui dans les 70 ans. Il a fait partie du mouvement Land Art, mais « s’en démarque en alléguant sa volonté de faire ressortir la vivacité de la nature, et non de l’utiliser » (1).

Et de fait, parmi les photographies de lui qui m’ont le plus touchée, celles qui mettent en lien deux éléments de la nature, l’un fort, l’autre qui semble plus fragile, pour rendre compte de cette union de manière délicate, et harmonieuse.

Ici, la terre, le vent,  la finesse des roseaux, et la figure dynamique du triangle.

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Ici, une construction plus complexe, mais aussi gracile, sur fond de forêt.

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Ici, un très beau travail (il y a en fait une série de photos) sur la force des marées, avec cette construction qui ressemble presque à un autel.

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Ou bien, cette arrivée du soleil dans l’axe d’une sorte de totem, lui-même dans la courbure d’une colline.

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Je trouve ces photos en noir et blanc magnifiques, dans leur conception, leur rendu et leur message, que chacun peut interpréter et comprendre à sa guise. Mais il fait aussi un très beau travail sur les couleurs.

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Délicatesse, graphisme presque, douceur. Et la nature, magnifiée dans ce qu’elle a de plus fragile, de plus éphémère, de plus léger.

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Et pour finir, cette série que j’ai trouvée très belle – même si l’idée n’est pas neuve – dont voici deux exemples.

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Le cycle de la vie, de la jeunesse à la maturité puis la mort, dans sa simplicité. Et son évidence.

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Ce sont des exemples assez succincts et qui ne rendent pas forcément compte de la richesse et de l’harmonie de ces œuvres, assez bouleversantes. Si une expo, ou un livre de Nils-Udo croise votre chemin, arrêtez-vous, regardez ; et vous verrez une forme de beauté à laquelle personne, je pense, ne peut rester insensible.

(1) phrase tirée de l’article de Wikipédia consacré à l’artiste.

(affiche de l’exposition ; photos de Nils-Udo tirée du livre « Nils-Udo, de l’art avec la nature » de Wolfgang Becker, éditions Wienand, 1999)

Bande-son : Jean-Louis Murat, « L’éphémère » , 1991 : « Tout est éphémère/la vie, la terre/les choses vues qui nous ont plu/les papillons, l’hiver/les loups, les cerfs/je ne sais plus…/je parcours les rues du monde disparu/où j’étais volontaire/naguère/non, je ne me souviens plus/de tout ce temps perdu/je me sens éphémère… »

PS. Après Neil Young (sur la chanson « Powderfinger »), Nils-Udo est la deuxième personne dont je parle ici et dont le nom est en résonance avec le mien…

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