Posts Tagged ‘Rero’

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05 Avr

… Suite de l’exposition Rero (voir « Outside »).

Pendant, donc, que…

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… me vient une interrogation : suis-je assez…

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… visible (invisible) pour vous permettre de…

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Je note que Rero n’a pas, lui, écrit la phrase au mode interrogatif…. De manière positive, donc, il s’agit de fermer la porte sur le passé et de…

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… laisser les choses venir. (Et d’intégrer – parfois – cette rayure sur les mots, cette sorte de soulignement intégré, qui crée comme une amplification délicate du sens…)

(Photos de l’auteur. Oeuvres de Rero, galerie Backslash, Paris)

Outside


02 Avr

Message de Rero, l’artiste de street art (qui expose dorénavant dans des galeries, notamment celle où j’ai vu ses dernières créations, dans la rue Notre-Dame-de-Nazareth, à la galerie Backslash). Je l’ai découvert, souvenez-vous, en janvier 2013 lors de ma visite au musée de la Poste (voir le post « Arts des rues »).

En ce beau début avril, un message simple où le bonheur (est-ce lui ?) nous dit :

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Vous vous souvenez du poème de Paul Fort :

« Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer. »

Il nous attend dehors…

(photo de l’auteur. Oeuvre de Rero)

Fondu dans le décor


23 Jan

Vous vous souvenez de mon post récent sur l’expo de street art au musée de la poste, notamment sur un artiste dont j’avais aimé le travail, Rero ? (voir le post  « Art des rues ».)

Une de ses créations…

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Ce matin, magie du réseau et des infos qui circulent plus vite que la lumière, j’ai vu qu’il avait travaillé il y a quelques jours pour une performance avec un autre artiste que j’aime beaucoup, le chinois Liu Bolin, l’homme qui se fond littéralement dans le décor…

Quelques photos de lui, Liu… enfin, au début, on ne le voit même pas… ici, fondu dans le « nid d’hirondelle », le stade qui a accueilli les JO de Pékin…

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Ou ici, dans les rayons de sodas d’un supermarché…

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Dans une forêt…

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Si vous voulez voir plus d’exemples, allez par exemple sur le site fubiz… ça vaut le coup d’oeil.

Et donc, ce matin, je vois :

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Le texte complet en anglais : Everyone has the right to freedom of opinion and expression ; this right includes freedom to hold opinions without interference and to seek, receive and impart information and ideas through any media and regardless of frontiers. Autrement dit : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. » C’est l’article 19 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, de 1948.

… Un artiste chinois qui se fond dans cette réaffirmation du caractère inaliénable de la liberté de pensée, d’opinion et d’expression, l’idée est belle, non ? Mais la manière de travailler de Rero , cette barre qui figure dans les textes qu’il sélectionne et reproduit, oblige à un léger recul : et si tout ça n’était que des mots…?  et si au contraire, l’homme et la réalité finissaient par avoir moins d’importance que les principes énoncés, surtout s’ils sont bafoués ? Vertige devant les différentes interprétations possibles de cette image…

Je vous laisse méditer…

Et pour ceux que la réalisation en elle-même fascine, comme moi, voici la vidéo de la performance, issue de la page « Dailymotion » d’Actuphoto, qui inclut aussi des interviews des artistes :

http://www.dailymotion.com/video/xwy37w

(Photo 1 de l’auteur ; photos 2,3,4 ; photo 5)

Art des rues


13 Jan

Musée de la Poste, expo sur le street art. Plusieurs artistes que je ne connaissais pas (en fait, j’en connais peu, en dehors Bansky ou Miss.Tic…).

L’Atlas, au graphisme géométrique, noir et blanc (j’avais d’abord écrit noir et vlan, et il y a de ça), et dense… Je crois qu’il appelle ces œuvres des cryptogrammes (on peut voir son travail ici).

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… Et ses labyrinthes (celui-ci assez semblable à celui qui figure dans la nef de la cathédrale de Chartres), qui renvoient à nos propres complications.Et au chemin parfois tortueux, parfois simple, que nous avons à faire pour en sortir (ou pour arriver au cœur du problème et nous apercevoir qu’il n’y en a pas, de problème).

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Et Rero, dont j’ai aimé les messages barrés,  ces phrases qui apparaissent sur nos écrans numériques sans qu’on en comprenne le sens ou qu’on le cherche, ces messages barrés qui permettent de prendre cette petite distance elle-même génératrice de respiration et d’interrogation…

Page non trouvée…

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Image non disponible…

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Et ce petit détournement du copyright, fort à propos au moment où des gens bien-pensants défilent dans les rues de Paris pour dire qu’ils ne sont pas d’accord pour que tout le monde ait les mêmes droits qu’eux…

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On peut voir les autres travauxde Rero  ici.

Aussi, mais il est plus connu : Shepard Fairey, alias Obey. Inutile de revenir sur la pertinence du message de George Orwell, en ces temps de surveillance numérique constante (à ce propos, j’ai vu l’excellente conférence d’Eben Moglen à Re:publica intitulée « Pourquoi la liberté de penser exige des médias libres ».  Il y énonce notamment ce parallèle, particulièrement parlant pour nous, la dernière génération à avoir grandi sans le Net : « Auparavant, nous consommions les médias ; maintenant, ce sont les médias qui nous consomment »… pour explications et développements, voir l’intégralité de la conférence, qui se trouve facilement… sur le Net ! par exemple ici).

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Et un dessin, que je trouve émouvant par sa fragilité, de Gérard Zlotykamien, un des pères de l' »art urbain » en France…

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Ces artistes sont des vigies qui veillent sur la ville (et quand je dis « la ville », ce n’est pas Paris, c’est la ville en général !). Ils nous permettent de la voir autrement ; leur travail nettoie notre regard, et l’ouvre à l’inhabituel, et au nouveau, à l’intérieur même du quotidien le plus banal. « Bien vu ».

(Photos de l’auteur)

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