Posts Tagged ‘rouge’

Champ chromatique


03 Juin

Après le rouge d’automne…

neelhe-bords de Loire-rouge (1)

… et le rouge d’intérieur (d’hiver, sans doute)…

neelhe-tulipes-rouge (5)

…voici celui de printemps…

neelhe-coquelicots (1)

Notre cher coquelicot, de la famille des pavots, qui tient son nom de la similitude entre sa couleur et celle de la crête du coq.  Qui symbolise aussi, souvent, le…

neelhe-coquelicots (2)

Si vous avez des messages, vous pouvez les glisser dans une des boîtes. Le bonheur passe les relever une fois par jour.

(photos de l’auteur)

Bande-son : Claude François (oui, oui, la maison ne recule devant aucun sacrifice !), « Y a le printemps qui chante ».

http://www.dailymotion.com/video/xj3bq

« Dis, ça fait combien de temps que tu n’as pas vu un peuplier, une fleur des champs ?
Si tu as quelque chagrin, pour les oublier, il y a toujours une gare, un train.
Change de ciel, viens voir la terre, voir le soleil, et les rivières.

Viens à la maison, y a le printemps qui chante.
Viens à la maison, tous les oiseaux t’attendent.
Les pommiers sont en fleurs, ils berceront ton coeur,
Toi qui es toute en pleurs, ne reste pas dans la ville… »

Coquelicots


08 Avr

Jusque-là, le printemps était une sorte de souvenir émerveillé, dont on n’avait pas profité l’année dernière, et auquel on rêvait en contemplant par exemple ces coquelicots, vus en novembre au muséum d’histoire naturelle de Paris, dans le cadre de l’expo de photos de Sarah Moon.

neelhe-coquelicots (1)

Et puis, le printemps a soudain explosé, tout est en fleurs dans les jardins, les forêts, sur les bords de Loire, sur les coteaux… les jaunes pommiers du Japon, les roses cerisiers, les blancs pommiers, et les fleurs multicolores…

… L’éclat des coquelicots rouges, photographiés lors d’un printemps antérieur (2011) et au mois de juin (ne cherchez donc pas les coquelicots tout de suite)…

neelhe-coquelicots (2)

… le long des chemins, et dans la lumière…

neelhe-coquelicots (3)

Remontant à rebours le blog, à la suite des feuilles d’automne de « Rouge » et des pétales du bouquet de tulipes d’ « Intérieur rouge », je suis bien obligée de constater que pour moi (est-ce une réminiscence japonaise d’érables ?), fleurs ou feuilles + rouge = splendeur chatoyante – d’où envie de post qui suit le ravissement pour en rendre compte.

Dont acte.

(photos de l’auteur.)

Bande-son : pour contrer un peu cet enthousiasme , une chanson (elle aussi splendide, mais sur un mode plus tragique) où le rouge n’est pas synonyme de beauté mais de destruction. Peter Gabriel, « Red rain », issu de son album de 1986, « So ».

Image de prévisualisation YouTube

Red rain is coming down /Red rain
Red rain is pouring down /Pouring down all over me
« La pluie rouge tombe/La pluie rouge
La pluie rouge tombe comme un torrent/Elle tombe comme un torrent sur moi »

I am standing up at the water’s edge in my dream
I cannot make a single sound as you scream
It can’t be that cold, the ground is still warm to touch (Hay ay ay we touch)
This place is so quiet sensing that storm
« Dans mon rêve, je me lève au bord de l’eau/
Je ne peux pas émettre un seul son alors que toi, tu cries/
Il ne peut pas faire aussi froid, le sol est toujours chaud au toucher/
Cet endroit est si calme, on pressent cette tempête/

Well I’ve seen them buried in a sheltered place in this town
They tell you that this rain can sting, and look down
There is no blood around
See no sign of pain
Hay ay ay no pain
Seeing no red at all, see no rain
Je les ai vus se terrer dans un abri souterrain en ville/
Ils te disent que cette pluie peut blesser, et baissent les yeux/
Il n’y a pas de sang/
Aucun signe de douleur/
Pas de douleur/
Je ne vois pas de rouge du tout, je ne vois pas de pluie

(…)

And I can’t watch anymore
No more denial
It’s so hard to lay down in all of this
Et je ne peux plus rien voir/
Je ne peux plus nier l’évidence/
C’est si difficile de se débarrasser de tout cela
 »

Red rain coming down
Red rain is pouring down
Red rain is coming down all over me
I see it
La pluie rouge tombe/
La pluie rouge tombe comme un torrent/
La pluie rouge tombe comme un torrent sur moi/
Je la vois…

Red rain coming down
Red rain is pouring down
Red rain is coming down all over me
I’m bathing in
La pluie rouge tombe/
La pluie rouge tombe/
Le pluie rouge tombe et me recouvre/
Je me baigne dedans… »

Intérieur rouge


04 Fév

En septembre dernier, souvenez-vous, j’étais à Chaumont pour le festival des jardins (voir « Over the Loire » et « La jetée »).  Avant la visite des jardins, nous avons visité le château dans lequel étaient exposées différentes œuvres d’art contemporain. Dans la première salle, j’avais d’ailleurs croisé ces tulipes (sans retenir le nom de l’artiste, je m’en excuse auprès de lui ou d’elle), assez monumentales.

neelhe-tulipes-rouge (2)

Cet après-midi, chez moi, le soleil inondait de lumière le bouquet plus modeste posé devant la fenêtre.

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J’ai pensé à ce tableau vu à Chaumont.

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J’ai tourné autour des fleurs.

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Ce que je préfère, c’est l’intérieur.

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Vous vous souvenez de « Rouge », mon post de décembre dernier sur les bords de Loire ? Aujourd’hui, il s’agit de rouge intérieur. Et après les derniers posts, noir et blanc ou gris pour la plupart, je suis contente de faire éclater à nouveau ce « rouge trompette », la couleur que Rimbaud associait au « i » dans ses « Voyelles » (« A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu ») :

« I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes… »

(photos de l’auteur)

Bande-son : Jean-Louis Murat (avec Camille sur la vidéo), « Polly Jean »

http://www.dailymotion.com/video/x12qmc

« Je voulais voir des corsaires/User des espadons
Me baigner nu dans la mer/Changer de religion

Enfin sauter du manège/Chavirer dans la nuit
Voir si je serais le même/Sur la mer en furie

J´avais rêvé de poursuivre/Sur des rochers luisants
Le galurin de PJ/Galure rouge sang

Profilée dans ses étoffes/Elle hâtait le pas
Elle embrasa/Comme fastoche
Toutes nos haies de lilas

La houle du désir/Emportait Saint-Malo
Nos cœurs évanouis/Gisaient au fond de l´eau

J´ai soulevé la mantille/Aspergé de citron
L´âme grise qu´on aspire

Je regarde et me fascine/La vague où je m´ébats
J´y vois rouler des mantilles/Que je ne connais pas

Voilà déjà que claque/Son tissu rouge sang
Elle en coiffe sa tête/Et me glace Le sang

J´avais rêvé de poursuivre/Sur des rochers luisants
Le galurin de PJ/Galure rouge sang

Même pris par la police/Police des sentiments
Je garde intact mon désir/Rouge sang Dedans

Sur les mâts de misaine/Les marins vous diront/
Que le galure de la reine/N´existe qu´en chansons

J´avais rêvé de poursuivre/Sur des rochers luisants
Le galurin de PJ/Galure rouge sang »

PS. Pour les amoureux des fleurs (j’en connais), qu’ils se rassurent : j’ai mis les fleurs à l’ombre aussitôt les photos prises.

Rouge


13 Déc

Bords de Loire, sous un ciel un peu nuageux, soleil qui tarde à percer, parmi les troncs d’arbres dépouillés, les forêts de branches dénudées, une ambiance noire, blanche et grise. Et…

neelhe-bords de Loire-rouge (3)

… une tache rouge, qui contraste avec l’eau sombre du fleuve, et ses reflets enchevêtrés…

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… une tache rouge, et jaune.

neelhe-bords de Loire-rouge (2)

Qui a dit que l’automne est une saison moche ?

Bande-son : Indochine, « Savoure le rouge » (1993), avec un clip de Caro, ambiance très « Delicatessen », et des paroles très… physiques…

Image de prévisualisation YouTube

« Savoure-moi, savoure-toi/savoure le rouge/mon amour…

« …tu me griffes la peau sur le tableau/et un jour je te peindrai entière/
sur tout ton corps je te peindrai dans l’or/
l’ultra chair/mon huile et ma déesse/
retourne toi/retourne dans le rouge…

et conduis-moi  vers ton endroit mon bébé/
parle-moi, parle-moi de ton humidité/
décris-moi, décris-moi, sale et beau à la fois… »

(photos de l’auteur)

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