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Tour sud


30 Sep

Ce qui est bien avec l’institution que sont devenues les Journées du Patrimoine, outre le fait qu’elles permettent de découvrir des lieux dans lesquels on n’a jamais mis les pieds, voire dont on ne soupçonnait pas l’existence, c’est qu’on a accès à des endroits de certains monuments qui ne sont généralement pas ouverts au public.

Ainsi, il était permis, sur inscription préalable, aux courageux que les escaliers n’effraient pas d’accéder à la tour sud de « ma » cathédrale Saint-Gatien, à Tours.

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La tour sud, pour vous qui regardez la photo, c’est celle de droite, d’un mètre plus haute que sa voisine du nord (69 mètres contre 68).

Sur le côté sud de cette tour sud, on voit bien que la base, sobre, sans décor, n’est pas de la même époque que le haut, plus travaillé, plus aérien, mélange de gothique flamboyant et de style Renaissance. De fait, le bas de la tour sud date du XIIe siècle, c’est une des parties les plus anciennes de Saint-Gatien. On y voit bien la persistance du style roman… ainsi que la tourelle qui abrite l’escalier, accolé à la tour (tourelle à laquelle on accède depuis l’intérieur de la cathédrale).

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Mais, me direz-vous, cette tourelle ne monte pas jusqu’en haut de la tour… Vous avez raison (vous êtes sacrément observateur !). Une seconde mini-tourelle prend la suite, plus dissimulée à l’arrière de la tour. Mais rien n’échappe à l’objectif de mon appareil… plus étroite, plus fine, cette mini-tourelle permet d’accéder à la « terrasse » de la tour.

 
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Depuis l’intérieur, le « toit » rond de la première tourelle, avec le « moyeu » central de l’escalier et sa rampe…

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Tout ça c’est bien beau, me direz-vous (parce que vous parlez beaucoup aujourd’hui), mais on ne vous a pas suivie jusque-là pour ces détails architecturaux, aussi intéressants soient-ils… Qu’est-ce qu’on voit, depuis le haut de cette fameuse tour ?

Depuis la tour, on voit Tours…

… vers le sud-est, avec le musée (ex-archevêché) et le jardin des Beaux-Arts (et son magnifique cèdre), le jardin du Carmel, moins arboré mais qui est le plus grand de la ville, le bâtiment du Conservatoire (ancien couvent des Ursulines… ah, c’était un quartier pieux…), les arbres du parc Mirabeau, les faubourgs est de la ville et Saint-Pierre-des-Corps :

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… plein ouest, la ville avec la tour « Charlemagne » de l’ancienne basilique Saint-Martin et le dôme de la nouvelle, et à droite, les arbres qui bordent la Loire :

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… vers le nord-est, on voit le haut de la tour voisine, la vallée et le coteau :

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… et même, en se penchant un peu, le cloître de la cathédrale (dit  » de la Psalette »), son bel escalier Renaissance, et plus près de la Loire, les tours de l’ancien château :

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… et plein est, au-dessus de la flèche qui marque le croisement de la nef et du transept, ce n’est pas tant les faubourgs que l’on regarde que la coulée verte du fleuve qui se perd en amont vers Amboise et Blois…

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Beau tour d’horizon, depuis le point culminant du centre de Tours (la terrasse est à 52 mètres)… qui valait bien les 400 et quelque marches pour y accéder…

(photos de l’auteur)

Zéro


30 Juil

Dans un endroit peu poétique, assez précisément sous l’autoroute A10, se trouve le…

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Je vois le point d’interrogation qui se dessine au-dessus de votre tête, comme dans un vieux Spirou…

Le point zéro. Avec coordonnées géographiques précises.

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… donc, sur un des piliers qui soutiennent la chaussée de l’autoroute. Je vous avais prévenu : a priori, peu poétique.

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Mais… ce point zéro se situe précisément à la « frontière » entre Tours et Saint-Pierre-des-Corps, entre la ville bourgeoise et sa banlieue (restée) rouge, sur cette ligne de démarcation qui sépare symboliquement « riches » et « pauvres », « possédants » et « ouvriers » (Saint-Pierre a longtemps été, outre un noeud ferroviaire, un important centre industriel).

Et ce point zéro a été voulu comme…

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J’adore l’idée d’une spirale de réconciliation urbaine universelle (nous en avons grand besoin, et bien au-delà de l’antagonisme Tours-Saint-Pierre-des-Corps. Mais il faut un début à tout, et cette réconciliation-là en vaudrait bien une autre pour lancer le mouvement), comme celle de l’Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine qui, selon son site (dont je vous conseille la visite), « peut être considérée comme une sorte de science poétique d’un nouveau genre : elle consiste à coucher les villes sur le divan, détecter les névroses urbaines et proposer des solutions thérapeutiques adéquates ». Ce magnifique Point zéro est une initiative (c’est écrit trop petit pour que vous le lisiez) du pOlau, le Pôle des arts urbains, qui est une « plateforme de soutien et de mise en œuvre de projets, de conseils et d’études associant démarches artistiques et enjeux urbains ».

Entièrement poétique, donc. Et plein de sens.

(photos de l’auteur)

Le chevalier/2


26 Avr

Le street art, quand on s’y met, et qu’on commence à être attentif en se baladant dans les rues, c’est comme quand on sort dehors, à la campagne, une nuit d’hiver. On est d’abord heureux de constater que c’est une nuit claire, sans nuages, qui laisse voir son infinité d’étoiles. Puis on s’aperçoit que juste au-dessus de l’horizon en face de nous, se dessine la constellation qu’on préfère (au hasard, celle d’Orion). On a un sentiment de proximité avec les choses, de connivence, de complicité.

Ça m’a fait un peu ça l’autre jour dans la petite rue Etienne Pallu à Tours, dans un angle de porche tagué et un peu bordélique. Dans cette rue où je passe régulièrement, j’ai ce jour-là reconnu plusieurs petites œuvres de mon ami (il l’ignore) Fred le chevalier (dont je vous parlais en décembre dernier dans « Le chevalier »).

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Ces personnages noirs et blancs, souvent masqués, donc doucement mystérieux, et jolis comme des adolescent(e)s androgynes.

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Même en lambeaux, il reste quelque chose d’un peu magique dans les formes qu’on devine, ces silhouettes sages, ces animaux familiers et fantastiques…

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Je vais tâcher d’ouvrir encore davantage les yeux.

(photos de l’auteur)

Episode dépressif majeur ?


16 Avr

Dans la charmante mairie annexe du quartier sainte Radegonde (mais oui, ça existe) à Tours, par un après-midi radieux…

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… j’ai croisé Marianne.

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Comment dire ? Pas en forme, hein. Toujours jolie, c’est pas ça. Mais pâlotte, le regard un peu vide, comme absente à elle-même. Et même, si on est un peu attentif, franchement triste.

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Comme si elle ne portait plus ses attributs que péniblement, comme des chaînes trop lourdes, alors qu’ils représentaient sa fierté.

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Je surinterprète ? Peut-être. Mais pas si sûre.

Pourtant, comme chantait avec entrain Michel Delpech dans cette chanson de 1973, « Dieu, mais que Marianne était jolie » (vidéo d’époque croquignolette avec un Delpech coiffé comme Mireille Matthieu et chaussé comme Dalida). Elle doit avoir oublié, et oublié aussi notre regard, et notre affection.

http://www.dailymotion.com/video/x285jw

« Elle est née dans le Paris 1790/Comme une rose épanouie/Au jardin des fleurs de lys.
Marianne a cinq enfants/qu’elle élève de son mieux
Marianne a maintenant/quelques rides au coin des yeux.

Dieu ! Mais que Marianne était jolie/quand elle marchait dans les rues de Paris/en chantant à pleine voix : « Ça ira ça ira… » toute la vie.
Dieu ! Mais que Marianne était jolie/quand elle embrasait le coeur de Paris/en criant dessus les toits : « Ça ira ! ça ira ! » toute la vie. »

Oui, cet enthousiasme, cette jeunesse, ce vent de liberté, ces valeurs universelles balancées avec insolence à la face du vieux monde. Eh, Marianne, un Prozac ?

(photos de l’auteur)

Mailles


25 Fév

Cette fois, j’ai pris le temps de m’arrêter en passant devant elle, samedi.

Elle :

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Le magasin, l’échoppe, la boutique de bonneterie qui désigne, selon notre ami Wikipédia, le lieu de vente (ou de fabrication) des articles d’habillement en maille, et tout particulièrement des chaussettes, des bas et de la lingerie.

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Ces articles sont en laine, en coton, en fil ou en soie, fabriqués à la main ou à la machine sous forme de jersey. Certains sont de luxe…

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La bonneterie de fantaisie comporte tous les vêtements de mailles, les tricots. J’adore ce mot désuet : « il fait frais, n’oublie pas ton tricot » – comme j’adore le mot « chandail » (et cette fois, c’est le Larousse qui nous apprend que ce mot est une abréviation populaire de « marchand d’ail », nom donné aux tricots portés par les gens des Halles), qui désignent le même vêtement et qui ont quand même une autre tenue que le mou (et anglais ou plutôt américain) « pull-over ».

On peut bien sûr réparer les articles de bonneterie, par remaillage (reformation d’un rang de maille) ou marvelisage (procédé mécanique mis au point par Vitos – comme indiqué sur la vitrine – permettant de remettre en place rapidement les fils tirés vers le bas).

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Bien sûr, cette belle boutique hors d’âge (ou plutôt, cette belle vitrine à la typographie élégante, variée, recherchée, en un mot, chic)  est fermée, les articles de bonneterie sont désormais majoritairement de qualité (comment dire ?) médiocre, importés de pays lointains. Et faute d’employer ces mots de manière quotidienne et précise,  j’ai vérifié toutes les définitions pour être exacte sur la signification des termes employés dans ce post. Ainsi s’éteignent les civilisations !

C’était un petit quart d’heure nostalgie. Ceci dit, ça s’est rafraichi, n’oubliez pas vos tricots en sortant.

(photos de l’auteur. Infos sur le marvelisage)

A relire


19 Fév

Tout à l’heure, j’ai assisté au deuxième étage de l’excellente librairie tourangelle La Boîte à livres à la rencontre organisée par ses responsables avec Christian Bobin, l’auteur de près de quarante livres délicats, vibrants et marquants au sommet desquels figurent pour moi « La Folle allure », « Le Très-Bas » et surtout « La part manquante ».

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Moment de grâce et d’intelligence, à écouter un homme qui travaille à dialoguer avec l’essentiel et l’invisible, qui se fait passeur de ses propres auteurs fétiches (ce soir, Ernest Junger – dont il a lu un extrait du « Journal de guerre », extrait qui détaille en mai 1944 la couleur et la texture des fleurs d’un marronnier -, Marceline  Desbordes-Valmore, Robert Antelme, Jean Genet), conteur d’anecdotes visant à éclairer ses propos qui ne sont pas exempts d’une lucidité tranchante sur certains aspects de notre présent (« L’image nous aveugle. La parole nous nourrit »).

Son dernier livre s’intitule « La Grande Vie ». A une question de l’assistance sur la raison du choix de ce titre, Christian Bobin a répondu que la « grande vie » est la seule qui soit finalement digne de chacun de nous, et que c’est parce que nous avons du mal à la vivre dans sa grandeur qu’elle le devient justement, grande.

Il a cité une phrase d’un de ses poètes préférés, Jean Grosjean (c’est à ce moment que j’ai fouillé dans mon sac pour en sortir crayon et carnet), phrase effectivement merveilleuse dans son énoncé simple d’une complexité infinie. « Le passé est imprévisible. »

Passer une heure en présence d’un homme à la parole si précieuse, car attentive et vivante (comme l’eau peut être vive), m’a rendue plus consciente et un peu plus heureuse d’être là.

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(Ajouter à la liste : relire Bobin.)

(photo C. Bobin – lien supprimé, sorry ; photo 2 de l’auteur)

(Drôle de) février


14 Fév

Comme ailleurs, ici à…

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… la nature nous tient entre les deux termes de ce paradoxal février. D’un côté, un printemps prématuré (mais selon le calendrier chinois, le printemps a débuté le 4 février), avec douceur, bourgeons et fleurs blanches…

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… ou roses…

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Et de l’autre, de l’eau, beaucoup d’eau… qui tombe du ciel et qui inonde les berges du fleuve…
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… et enserre les pieds des arbres.

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Pour l’instant, nous sommes très loin des grandes crues des siècles derniers. Voici la très belle échelle des crues sous le pont de pierre au cœur de la ville. 7,58 mètres en juin 1856, ça fait réfléchir…

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Et moi qui pensais bêtement que les grandes crues avaient lieu plutôt en hiver… La Loire, « dernier fleuve sauvage d’Europe’, inscrit au patrimoine de l’UNESCO depuis 2000, reste maîtresse de ses humeurs. Et de ses hauteurs.

(photos de l’auteur)

Plume


07 Fév

J’ai croisé ce collage sur une vieille porte de garage taguée du « vieux Tours ».

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M’étant rapprochée, j’ai lu les deux mots écrits sur le noir et le blanc du haut du rachis… de la plume, puisque c’en est une…

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« Leave feather » : Laisser une plume. Ou y laisser des plumes ?

J’aime cette trace et ce message que le passant interprète comme il veut. Alors, y laisser des plumes, ou pas ?

(photos de l’auteur)

Bande-son : l’adorable, intime et très courte chanson murmurée par Neil Young sur l’album « Hawks and doves  » de 1980.

Image de prévisualisation YouTube

All her friends call her Little Wing/But she flies rings around them all
She comes to town when the children sing/And leaves them feather as if they fall
She leaves her feathers as if they fall

Little Wing, don’t fly away
When the summer turns to fall
Don’t you know some people say
The winter is the best time of them all
Winter is the best of all.

« Tous ses amis l’appellent Petite Aile/Mais elle vole en rond autour d’eux
Elle arrive en ville quand les enfants chantent/Et elle leur laisse des plumes si elles tombent
Elle leur laisse des plumes si elles tombent

Petite Aile, ne t’envole pas
Quand l’été vacille/Ignores-tu ce que les gens disent ?
L’hiver est le meilleur moment/L’hiver est ce qu’il y a de mieux »

Sens dessus dessous


31 Jan

Bertrand le disquaire de Madison, THE vinyles shop de Tours, s’inquiétait récemment de mon désintérêt pour les gargouilles de la cathédrale. Que nenni ! Et je le prouve immédiatement.

Vous vous souvenez de mon post sur les travaux du « Portail nord » ? Et bien, les travaux sont finis, l’échafaudage est démonté. On retrouve notre rosace nord étayée par une « épine de pierre verticale », car la solidité de cette partie nord du transept a assez vite  été jugée insuffisante.

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Ses angles ont donc été renforcés par un double étage d’arcs-boutants extérieurs placés en biais, qui chevauchent la rue de la Psalette et dont les bases arrivent dans la cour de la maison qui servit de modèle à Balzac pour celle de son « Curé de Tours ».

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Et que retrouve-t-on, au terme de ces explications architecturales ? Nos amies les gargouilles, et certaines d’entre elles en gros plan… pour vous faire voir qu’apparemment ce n’est pas facile de les avoir sur le dos toute la journée, que l’on soit un diablotin à cornes…

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(pas méga à l’aise le diablotin…)

… ou une pauvre brebis sans doute égarée (avant de se faire rattraper)…

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(là, ça a l’air lourd…)

… Il semble nettement préférable d’être un ange ailé, souriant et dont le regard porte loin, trimballé par une gargouille elle-même ailée…

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Moralité (euh… bien sûr, je ne fais aucune allusion aux « gargouilles impudiques » repérées côté sud) : assez clairement, en matière de gargouilles, mieux vaut être dessus que dessous.

(Photos de l’auteur. Éléments d’architecture sur la cathédrale tirés du site francebalade);

Vivian


24 Jan

Jusqu’en juin prochain sont exposées au château de Tours (qui n’a plus grand chose du château originel, en dehors de ses deux tours), dans le cadre du partenariat avec le musée du Jeu de Paume à Paris, des photographies de Vivian Maier.

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Cent vingt épreuves argentiques noir et blanc et couleurs pour rendre compte de l’œuvre de cette artiste, morte dans l’anonymat et la misère en 2009, après une vie consacrée à photographier, lors de son temps libre (elle était gouvernante d’enfants pour gagner sa vie) , les rues des villes américaines (essentiellement New York et Chicago) et leurs habitants, à partir des années 50…

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… avec une prédilection pour les pauvres, les homeless, les marginaux…

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… les travailleurs des rues…

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Ce qui ne l’empêchait pas de saisir aussi des moments de bonheur.

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Mais ce qui m’a le plus émue, ce sont ses autoportraits, dans les reflets des miroirs… carrés…

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… ou ronds…

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… sur les jantes des voitures…

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… les rétroviseurs…

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… ou les vitrines des magasins…

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Cette obsession à saisir sa propre image est troublante. Comme si elle devait se persuader de sa propre existence et en garder une trace, elle qui était plus que solitaire et dont on sait si peu de choses. Elle dont les 120 000 prises de vues ont été découvertes par hasard par un collectionneur qui a fait reconnaître son œuvre, qui s’inscrit dans la lignée de la Street photography.

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Une reconnaissance tardive dont on espère, sans en être tout à fait sûr, qu’elle lui ferait plaisir…

(photo 1 de l’auteur. Les photographies n’étant pas autorisées dans l’exposition, les clichés reproduits proviennent de deux livres :

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et

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… dont la consultation est libre à l’entrée de l’expo. Site de l’exposition sur le celui du Jeu de Paume).

Ajout : voir la courte vidéo de Brigitte Ollier sur le site de Libé,  « Vivian Maier ne fait pas des autoportraits pour s’admirer », qui décrypte la photo qui figure sur l’affiche de l’exposition, que l’on peut voir sur la première photo du post.

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