Posts Tagged ‘transition’

Scrapbook/4


21 Juil

Mon scrapbook (voir « Scrapbook/1″, « /2″, « /3″)… Remarques, interrogations, raccourcis, collages, juxtapositions. Et parfois, une seule phrase, collée pleine page. J’en déduis que ce qu’elle exprime est important. Oui, car avec le recul – ce scrapbook a été créé, et terminé, il y a plus de deux ans -, je suis devenue l’interprète des messages que j’ai laissés, comme s’il s’agissait de ceux de quelqu’un d’autre. Qui sait d’ailleurs si ça n’est pas le cas. Nous sommes si peu stables dans les définitions que nous nous donnons de nous-mêmes…

Prise de position ferme (et justifiée, si je peux me permettre ce jugement bienveillant sur moi-même)…

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Déclaration d’intention un peu idéaliste…

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Volonté de traverser cette période de transition en acceptant d’être surprise…

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… mais en étant lucide sur ce que peut générer ce manque de repères…
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Les moyens de traverser ces zones d’incertitude ? Me persuader que…

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« Moins, c’est plus »…

Et qu’il faut…

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Bande-son : Les Valentins, « Les pieds dans la lune », chanson de 1993, avec ses boucles de guitare et ses paroles poétiquement étranges… Merci, Édith (Fambuena, guitariste et chanteuse). Parce que parfois, « sur la lune à pieds, de plumes en funambules, j’essaie de filer… »

Image de prévisualisation YouTube

« Combien de pages ont vu s’échouer/Les gerbes d’orage en bris de mots…
Contents les vents se sont marrés des tours noyés/Dans une mare de cent regrets…

Combien de vagues j’ai ravalé/Quand dans la marge tu n’avais pied…
Violent courage que ce pas fait/Qu’on sait défait.
Mais qui cède s’aide cède à qui sait donner…

Sur la lune à pieds/De plumes en funambules, j’essaie de filer…
Les pieds dans la lune/Qui d’amour jamais ne s’est laissé tomber ? »

(photos de l’auteur)

Début janvier


03 Jan

Puisque sur ce blog, on parle parfois de passage et de transition, évoquons Janus, le dieu romain de qui le mois de janvier tient son nom, le dieu des commencements et des fins, des choix, des clés et des portes, qui présidait à l’ouverture de l’année. Le dieu bifrons, à deux faces, qui regardait à la fois l’année passée qui s’éloignait, et l’année nouvelle qui commençait…

Que l’année deux mille quatorze soit pour vous – et moi  – le…

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… avec cette certitude confiante…

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Happi niou ieur !

(photos de l’auteur, Paris)

Passages


29 Jan

Après des « pistes » de réflexion (voir l’article Chemins), envie de continuer à décortiquer un peu cette notion de transition. Examinons l’origine, l’étymologie : le préfixe « trans » vient du latin et signifie « au-delà », « par delà ». Il signifie aussi « de part en part ». il inclut donc à la fois l’idée de :

– ce qui passe à travers,

– ce qui est au-delà,

– ce qui est entre.

L’idée de « passage » y est donc présente, passage d’un état à un autre, mais aussi exploration de ce que comporte « l’intérieur » de ce passage.

« Ces situations de passage, réelles ou anticipées, entraînent une réorganisation des rapports que le sujet entretiennent avec eux-mêmes, avec autrui, avec leurs milieux de socialisation. » (1) Il s’agit donc d’une redéfinition, plus ou moins radicale (il y a des transitions douces, hein !), de ce qui constitue sa propre identité. D’une période de déconstruction-reconstruction de ses rapports à soi-même, aux autres et à l’environnement.

Voilà un vieux « passage piéton », à Pompéi. A l’époque où la cité existait encore ou maintenant, il faut garder l’équilibre, pour passer d’un côté à l’autre…

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Et le passage à l’intérieur d’un tumulus à Knowth en Irlande. Autant avoir confiance (en soi, dans les autres et dans l’environnement !) pour traverser ce « passage » !

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J’ai déjà évoqué les trois temps de la transition, avant/pendant/après (voir « Chemins »). On peut préciser le modèle chronologique du déroulé des transitions : une phase de décristallisation (unfreezing) qui débloque (ou force à changer) les habitudes ; une phase de changement proprement dit (moving) ; une phase de renforcement et de cristallisation d’un nouvel équilibre (freezing) (2).

Et je me suis interrogée : quelle est la différence entre transition et changement ? J’ai trouvé cette citation, qui m’a éclairée : « Le changement n’est pas comme la transition. Le changement est situationnel et se fait de façon précise. On habite un nouveau lieu, on a un nouveau rôle dans une équipe, on applique de nouveaux règlements. Durant ce temps, la transition se vit progressivement à l’intérieur. C’est un processus psychologique à travers lequel nous passons pour vivre dans la nouvelle situation. Le changement est externe et visible. La transition est interne, voire même intime et unique à chacun. Elle est un processus vivant, non mécanique et automatique. »(3)

Le processus de la transition est donc intérieur, et déborde, parfois avant, souvent après le changement proprement dit, qui est plus situationnnel, et observable de l’extérieur.

Moi, ça m’aide à y voir plus clair, dans cette période transitionnelle (voir « Novembre (day one) »).

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Et vous ?

(A suivre…)

(Photo 1 ; photo 2 ; photo 3 de l’auteur : intérieur de l’escalier central du château de Chambord)

Je vous donne les références, certaines universitaires mais pas toutes :

(1) Mégemont et Baubion-Broye, « Dynamiques identitaires et représentations de soi… » in Connexions n°76, 2001.

(2) Selon K. Lewin, in R. Barbier, La Recherche-action, Anthropos, Paris,1996.

(3) M. Roberge, Tant d’hiver au coeur du changement, Septembre éditeur, Québec, 1998.

Chemins


22 Jan

Les périodes de transition sont souvent définies en trois temps : avant, on était dans une situation stable. Pendant, on transite. Après, on sera à nouveau dans une situation stable, différente de la première. Ca paraît simple. Peut-être trop. (car qu’est-ce qu’une situation stable, après tout ? une situation où l’on a un sentiment parfaitement subjectif de sécurité, où l’on ne s’interroge pas outre mesure sur soi et son devenir puisque ce qui constitue nos vies (amour, famille, travail, logement, etc.) semble construit, solide et fait pour durer ? qui a dit « illusion » ? et qui, dans le fond de la classe, chuchote que la vie elle-même est une transition…?)

Mais intéressons-nous à cette notion, justement, la transition, cette période plus ou moins facile à vivre selon « son niveau de tolérance à l’incertitude »  (expression empruntée à François Roustang)…

On peut en avoir plusieurs visions.

Ou bien le faux-pas n’est pas permis, le chemin est étroit, la concentration doit être maximum…

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Ou, au contraire, le chemin permet de musarder, de vagabonder, de prendre son temps et même des petites allées traversières, de découvrir ce qui le constitue (et de profiter de la mousse, des fougères, des rayons de soleil)…

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Entre les deux, bien des manières de se laisser guider…

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Et puis un trajet peut comporter plusieurs types de chemins…

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Ce qui modifie le chemin et la manière de le parcourir, c’est aussi si l’on sait où on veut arriver, si l’objectif est déterminé, si le terme du voyage est connu, ou non.  Car si c’est le cas, on déplie la carte (je ne parle pas de brancher le GPS  !), et  il s’agit de trouver le chemin le plus simple pour y parvenir, ce qui n’est déjà pas rien.

Si, par contre, on s’embarque sans avoir une claire vision de ce que l’on veut, de là où l’on veut parvenir, il va falloir être confiant, vigilant, à l’écoute, de soi-même et de son environnement, pour savoir si on est dans la bonne direction ou non… c’est un exercice plus délicat, mais qui permet d’être plus ouvert à l’inconnu, et donc à la découverte, et à la définition au fur et à mesure de la destination, qui nécessite plus de temps et comprend plus de risque, notamment celui de se perdre dans des chemins qui ne mènent nulle part…

Il existe aussi une troisième voie, celle dite de Christophe Colomb, persuadé d’avoir trouvé la route maritime la plus courte pour les Indes, c’est-à-dire l’Extrême-Orient, alors qu’il vient de découvrir les Amériques : choisir un but, et découvrir tout autre chose, implique aussi que l’on soit capable de reconnaître que ce qu’on vient de découvrir a peut-être plus de valeur que l’objectif initialement visé…

Quels que soient le type de chemin, la destination, le plaisir ou la difficulté d’avancer (ah oui, parfois, c’est dur, d’avancer…), gardons l’œil ouvert, et l’équilibre, pour que les courants et les doutes qui nous traversent ne nous emmènent pas loin de notre nature et de notre désir…

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A suivre…

(photo 1 ; photo 2 ; photo 3 de l’auteur ; photo 4  Catherine Levesque ; photo 5)

2013


31 Déc

Sans trop long discours, juste vous souhaiter (et à moi-même !), de passer de

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à

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Soyez le plus heureux possible !

Et, en même temps, passer d’une année à une autre, c’est une transition, non ? Bon passage !

(photos de l’auteur : exposition à la Maison Rouge, « Néon, who’s afraid of red, yellow and blue ? »)

En avançant


14 Déc

Évoquer le cheminement, ce qui permet de passer de ça :

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A ça :

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Transformer la brisure en arc de résistance. Ténu, fragile, mais présent.

(Photos de l’auteur)

Novembre (day one)


01 Nov

Novembre est le mois où je suis née. C’est celui de la fête de tous les saints, puis celle des morts. L’anniversaire de l’armistice qui a marqué la fin de la Première Guerre Mondiale, au siècle dernier. Celui du Scorpion, puis du Sagittaire. Celui chanté par Biolay dans « Novembre toute l’année », et Beaupain dans « Novembre ». Le ciel est tourmenté, on a changé d’heure, il fait nuit tôt, il fait humide, les feuilles jaunissent, tombent, encombrent les trottoirs et les caniveaux. Ou alors une lumière déjà rasante irise les frondaisons flamboyantes. On se dépêche de rentrer, au chaud, à l’abri. On peut écrire, enfin, moins distrait par le ciel bleu, les oiseaux, les amis, les terrasses, les jardins, la douceur de l’air. On peut lire, enfin. On allume les bougies, on prépare les premiers feux de cheminée. On se recentre sur l’essentiel.

C’est de ça dont je veux qu’il s’agisse  : de l’essentiel. Le léger, le délicat, le rigolo, le sérieux aussi. Et je vais le découvrir avec vous.

Premier novembre, très bonne date pour le début de ce blog.

D’autres indices, factuels : femme de 46 ans, lesbienne, de gauche, ayant choisi d’habiter une ville des bords de Loire, en France. Quelques cicatrices, internes et externes, dont une récente qui a participé à la mise à plat des choix faits jusque-là. Statut professionnel : en transition. Statut matrimonial : en transition. Statut créatif : en transition. Indice de bonheur intérieur brut : plutôt élevé.

Comme vous voyez, il sera question de transition, dans plusieurs domaines…

(photo de l’auteur)

Neelhe.fr

Exercices d'attention. Deux posts par semaine (si les dieux sont favorables).