Posts Tagged ‘voyage’

Green


25 Mai

Bienvenue dans le Somerset, son paysage vallonné, verdoyant et bocageux, ses ciels immenses et tourmentés (là, c’était une belle éclaircie), constamment changeants… so british…

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… sans oublier ses habitants, leur accent délicieux et inimitable, leur gentillesse, et leur bière un poil (un poil ?) tiède hier soir au pub…

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… So british ?

(photos de l’auteur)

PS. Quand je pense que j’ai intitulé un de mes derniers posts « Vert vert vert »… je ne mesurais pas la richesse et la palette de cette couleur de l’autre côté du Chanel…

PS2. La traversée sur le fragile esquif (un avion à hélices, oui, Messieurs-Dames) vers Albion a été assez secouée… mais on est arrivés à bon port… ouf.

Albion


24 Mai

… Donc, aujourd’hui, je vais traverser la Manche…

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… sur un fragile esquif… droit devant, vers l’Angleterre et sa verte campagne !

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Je vous donnerai des nouvelles dès que je pourrai.

(photos de l’auteur)

Chemins


22 Jan

Les périodes de transition sont souvent définies en trois temps : avant, on était dans une situation stable. Pendant, on transite. Après, on sera à nouveau dans une situation stable, différente de la première. Ca paraît simple. Peut-être trop. (car qu’est-ce qu’une situation stable, après tout ? une situation où l’on a un sentiment parfaitement subjectif de sécurité, où l’on ne s’interroge pas outre mesure sur soi et son devenir puisque ce qui constitue nos vies (amour, famille, travail, logement, etc.) semble construit, solide et fait pour durer ? qui a dit « illusion » ? et qui, dans le fond de la classe, chuchote que la vie elle-même est une transition…?)

Mais intéressons-nous à cette notion, justement, la transition, cette période plus ou moins facile à vivre selon « son niveau de tolérance à l’incertitude »  (expression empruntée à François Roustang)…

On peut en avoir plusieurs visions.

Ou bien le faux-pas n’est pas permis, le chemin est étroit, la concentration doit être maximum…

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Ou, au contraire, le chemin permet de musarder, de vagabonder, de prendre son temps et même des petites allées traversières, de découvrir ce qui le constitue (et de profiter de la mousse, des fougères, des rayons de soleil)…

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Entre les deux, bien des manières de se laisser guider…

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Et puis un trajet peut comporter plusieurs types de chemins…

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Ce qui modifie le chemin et la manière de le parcourir, c’est aussi si l’on sait où on veut arriver, si l’objectif est déterminé, si le terme du voyage est connu, ou non.  Car si c’est le cas, on déplie la carte (je ne parle pas de brancher le GPS  !), et  il s’agit de trouver le chemin le plus simple pour y parvenir, ce qui n’est déjà pas rien.

Si, par contre, on s’embarque sans avoir une claire vision de ce que l’on veut, de là où l’on veut parvenir, il va falloir être confiant, vigilant, à l’écoute, de soi-même et de son environnement, pour savoir si on est dans la bonne direction ou non… c’est un exercice plus délicat, mais qui permet d’être plus ouvert à l’inconnu, et donc à la découverte, et à la définition au fur et à mesure de la destination, qui nécessite plus de temps et comprend plus de risque, notamment celui de se perdre dans des chemins qui ne mènent nulle part…

Il existe aussi une troisième voie, celle dite de Christophe Colomb, persuadé d’avoir trouvé la route maritime la plus courte pour les Indes, c’est-à-dire l’Extrême-Orient, alors qu’il vient de découvrir les Amériques : choisir un but, et découvrir tout autre chose, implique aussi que l’on soit capable de reconnaître que ce qu’on vient de découvrir a peut-être plus de valeur que l’objectif initialement visé…

Quels que soient le type de chemin, la destination, le plaisir ou la difficulté d’avancer (ah oui, parfois, c’est dur, d’avancer…), gardons l’œil ouvert, et l’équilibre, pour que les courants et les doutes qui nous traversent ne nous emmènent pas loin de notre nature et de notre désir…

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A suivre…

(photo 1 ; photo 2 ; photo 3 de l’auteur ; photo 4  Catherine Levesque ; photo 5)

Bientôt l’extrême-est (« when you’re big in Japan… »)


04 Nov

Envie d’ailleurs. Ca tombe bien, le billet est pris.

Le voyage commence bien avant le départ, comme tout changement. (un frémissement, une envie qui ne dit pas encore son nom, une sensation minuscule d’étouffement, un appel d’air, un léger mouvement de notre écorce souterraine, celle qui fait dériver les continents à une autre échelle)

Un bol de thé vert matcha. (et pourtant, je n’aime ni le thé, ni les machos – filles ou garçons…)

Photo)

Neelhe.fr

Exercices d'attention. Deux posts par semaine (si les dieux sont favorables).